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Sheikh Jarrah : les procureurs vont inculper la terroriste de 14 ans

L'adolescente s'est enfuie après avoir poignardé une mère de 5 enfants dans le quartier tendu de Jérusalem, avant de changer ses vêtements à l'école, selon la police

Image fixe d'une vidéo de surveillance montrant un suspect dans l'attaque au couteau d'une femme israélienne dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem, le 8 décembre 2021. (Police israélienne)
Image fixe d'une vidéo de surveillance montrant un suspect dans l'attaque au couteau d'une femme israélienne dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem, le 8 décembre 2021. (Police israélienne)

Les procureurs prévoient d’inculper une Palestinienne de 14 ans qui a poignardé une femme juive à Jérusalem la semaine dernière, a déclaré la police jeudi.

Selon la police, l’adolescente a planifié son passage à l’acte le matin de l’attaque, et suivi sa cible – Moriah Cohen, 26 ans – pendant plusieurs minutes avant de la poignarder dans le dos dans le quartier sensible de Sheikh Jarrah, où elles vivent toutes les deux.

Cohen, qui était avec ses enfants au moment de l’attaque, a été soignée à l’hôpital et est sortie le jour même.

L’auteure de l’agression s’est enfuie de la scène et s’est cachée dans son école, où elle a changé de vêtements avec une amie, a indiqué la police dans un communiqué, ajoutant que certains de ces vêtements ont été retrouvés dans plusieurs endroits de l’école, notamment dans le bureau du directeur. L’amie devrait également être mise en examen, a indiqué la police.

Vêtements de l’auteure présumé de l’attaque au couteau dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem, âgés de 14 ans, trouvés dans son école. (Police israélienne)

La détention provisoire de l’attaquante a été prolongée de cinq jours supplémentaires, jusqu’à lundi, date à laquelle elle devrait être mise en examen.

L’adolescente, qui a été arrêtée le jour de l’attaque, a nié tout lien avec l’attaque au couteau, a déclaré à l’époque son avocat, Mohammad Mahmoud, au Times of Israel.

Sheikh Jarrah, un quartier situé à 10 minutes en tram du centre-ville de la capitale, est devenu un point de tension symbolique dans le conflit israélo-palestinien.

Au cours des dernières années, une poignée de nationalistes juifs se sont installés dans ce quartier majoritairement palestinien, le plus souvent à la suite de procédures d’expulsion très complexes.

Moriah Cohen, qui a été poignardée à Jérusalem le 8 décembre 2021, parle après sa sortie de l’hôpital. (Yonatan Sindel/Flash90)

Les tensions dans le quartier ont augmenté ces derniers mois en raison de batailles judiciaires concernant des dizaines de maisons du quartier dans lesquelles des familles palestiniennes vivent depuis des décennies, mais dont des groupes juifs revendiquent la propriété.

De nombreux Palestiniens et leurs partisans considèrent que ce conflit fait partie d’un effort plus large d’Israël pour expurger leur présence de la capitale disputée.

Ce conflit, ainsi que les affrontements sur le mont du Temple, ont joué un rôle dans la décision du groupe terroriste Hamas de tirer un barrage de roquettes sur Jérusalem en mai, déclenchant un conflit brutal de 11 jours.

Ces dernières semaines, les attaques terroristes palestiniennes se sont multipliées, quatre d’entre elles ayant eu lieu dans la seule ville de Jérusalem.

A LIRE : A Sheikh Jarrah, des acteurs anonymes et un État absent ont créé une poudrière

Jeudi également, un résident de Kafr Qasim âgé de 48 ans a été inculpé dans le cadre de l’attaque au couteau d’un homme dans la Vieille Ville de Jérusalem au début du mois. L’homme, un chauffeur de taxi, a conduit le suspect de la ville palestinienne de Qalqilya à Jérusalem, où le terroriste a poignardé un jeune homme haredi avant d’être abattu, selon l’acte d’accusation.

L’acte d’accusation affirme que le chauffeur de taxi a fait preuve de négligence pour avoir conduit un résident de Cisjordanie à Jérusalem, et dit qu’il « aurait dû se douter qu’un résident de Cisjordanie pouvait commettre un attentat en territoire israélien. »

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