Trudeau déplore le décès du bébé suite à l’attentat, dont le père est canadien
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Trudeau déplore le décès du bébé suite à l’attentat, dont le père est canadien

Le Premier ministre du Canada a condamné l'attentat terroriste de dimanche à Ofra, dans lequel un couple dont le mari est citoyen canadien a été blessé, et qui ont perdu leur bébé

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau parle à des journaliste de l'AFP à Ottawa, le 9 mai 2018. (Crédit : AFP/Lars Hagberg)
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau parle à des journaliste de l'AFP à Ottawa, le 9 mai 2018. (Crédit : AFP/Lars Hagberg)

Le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a condamné jeudi l’attentat terroriste perpétré dimanche à Ofra, au cours duquel Shira Ish-Ran a été gravement blessée et forcée d’accoucher prématurément de son petit garçon.

Le nourrisson est décédé trois jours plus tard.

Le mari d’Ish-Ran est citoyen canadien.

« Cette violence terroriste odieuse visant des civils est totalement inexcusable. Que la mémoire du petit garçon soit une bénédiction et que les blessés se rétablissent », a déclaré M. Trudeau sur Twitter.

Deux soldats israéliens ont été tués au cours de la fusillade survenue jeudi près de Givat Assaf. Un troisième soldat et une civile israélienne ont été pour leur part grièvement blessés.

L’armée a ultérieurement identifié les deux défunts : Le sergent Yovel Mor Yosef, âgé de 20 ans, et le sergent Yosef Cohen, qui n’avait que 19 ans.

Une photo montage montre le sergent Yosef Cohen (G) et le sergent d’état-major Yovel Mor Yosef de la Brigade Kfir de l’Armée israélienne. Les deux jeunes hommes ont été tués le 13 décembre 2018 lors d’un attentat terroriste à l’extérieur de l’avant-poste de Givat Assaf, dans le centre de la Cisjordanie. (Armée israélienne)

Jeudi également, la police des frontières a tué un Palestinien, dans la Vieille Ville de Jérusalem, qui avait poignardé deux officiers, les blessant légèrement.

L’armée a annoncé qu’un autre Palestinien avait tenté de projeter sa voiture en direction de soldats aux abords de Ramallah, même si des responsables de la Défense ont indiqué qu’il ne semblait pas que l’incident soit une attaque. Les militaires ont ouvert le feu sur l’homme, qui est mort.

La Cisjordanie a connu une hausse du nombre d’attentats contre des civils et des soldats israéliens ces dernières semaines après des mois de calme relatif dans le secteur, ce qui a fait naître l’inquiétude d’une recrudescence potentielle de violences régulières dans la région.

Selon l’armée, cette augmentation des attentats est imputable aux efforts continus livrés par les groupes terroristes, à un effet d’imitation et également à des dates significatives qui se profilent cette semaine – notamment l’anniversaire de la fondation du groupe terroriste du Hamas.

Un soldat israélien près de la voiture d’un Palestinien tué dans ce qui serait, selon l’armée, une attaque à la voiture-bélier près de la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 13 décembre 2018 (Crédit : Abbas Momani/AFP)

Mercredi soir, les militaires israéliens ont arrêté un certain nombre de suspects qui auraient été à l’origine de la fusillade de dimanche soir. Ils en ont tué un troisième qui, selon les responsables de sécurité, avait tenté d’attaquer les soldats alors qu’il essayait de fuir.

Un Palestinien qui a tué deux Israéliens lors d’un attentat terroriste au mois d’octobre, en Cisjordanie, a également été tué jeudi matin durant un échange de coups de feu avec les militaires israéliens.

Jacob Magid et Adam Rasgon ont contribué à cet article.

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