Trump: Israël paiera la paix « plus cher » à cause du transfert de la mission
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Trump: Israël paiera la paix « plus cher » à cause du transfert de la mission

Le dirigeant américain affirme que la reconnaissance de Jérusalem facilitera les négociations : Les Palestiniens obtiendront quelque chose de très bien, parce que c'est leur tour

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi soir qu’Israël paiera « un prix plus élevé » dans les pourparlers de paix avec les Palestiniens en raison de sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat juif.

Prenant la parole lors d’un rassemblement de campagne à Charleston, en Virginie occidentale, M. Trump a déclaré que les Palestiniens « obtiendront quelque chose de très bien » lors de toute négociation future.

« S’il doit y avoir un jour la paix avec les Palestiniens, alors c’était une bonne chose à faire », a déclaré M. Trump au sujet de la reconnaissance de Jérusalem et de la relocalisation de l’ambassade des États-Unis dans la capitale.

« Nous l’avons retiré de la table. Dans les négociations passées, Jérusalem a toujours été mise à l’écart. Maintenant, Israël devra payer un prix plus élevé, parce que la question n’est plus à l’ordre du jour. Les Palestiniens obtiendront quelque chose de très bien, parce que c’est leur tour à présent. »

Les déclarations du président font écho à celles qu’il a faites dans le passé. S’exprimant aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu plus tôt cette année en Suisse, M. Trump a déclaré : « Ils n’ont jamais franchi la question de Jérusalem. Nous l’avons retiré de la table. Nous n’avons plus besoin d’en parler. »

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une réunion bilatérale en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial (FEM) à Davos, Suisse orientale, le 25 janvier 2018 (AFP PHOTO / Nicholas Kamm)

Il avait fait remarquer au dirigeant israélien à l’époque : « Vous avez gagné un point, et vous abandonnerez d’autres points plus tard dans la négociation – si elle a lieu un jour. »

En mai, le ministre israélien de la Défense Avigdor Liberman a également reconnu qu’Israël paierait probablement « un prix » pour le déménagement de l’ambassade, expliquant « Il n’y a pas de déjeuner gratuit ». Mais, a-t-il ajouté, « cela vaut la peine de le payer. « Nous devrions accepter et être prêts à payer le prix. »

L’administration Trump a déclaré la semaine dernière que ni les Israéliens ni les Palestiniens ne seraient « pleinement satisfaits » de son plan de paix tant attendu au Moyen-Orient, dont le contenu est l’un des secrets les mieux gardés à Washington.

Jason Greenblatt, le représentant spécial de Trump pour les négociations internationales, a tweeté une déclaration de plusieurs fonctionnaires qui disait que la seule façon de parvenir à un accord sur le statut final était que les deux parties acceptent des compromis douloureux.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman dirige une réunion de la faction Yisrael Beytenu à la Knesset le 2 juillet 2018. (Hadas Parush/Flash90)

« Personne ne sera entièrement satisfait de notre proposition, mais c’est ainsi que cela doit être si l’on veut parvenir à une paix réelle », ont déclaré les responsables. « La paix ne peut réussir que si elle est basée sur les réalités. »

La citation a été attribuée à l’ambassadrice des États-Unis auprès des Nations Unies Nikki Haley, à l’ambassadeur des États-Unis en Israël David Friedman, au conseiller principal de la Maison Blanche Jared Kushner et à Greenblatt.

Les représentants de Trump ont dit qu’ils sont en train de terminer le plan et de le mettre en œuvre, mais ils n’ont fourni aucun échéancier.

Avant même la publication du plan, l’Autorité palestinienne, qui boycotte l’administration, a rejeté la tentative de relancer les pourparlers.

Le mécontentement du dirigeant palestinien à l’égard de la Maison Blanche remonte à décembre dernier, lorsque Trump a officiellement reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël et a mis en œuvre des mesures pour déplacer l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv. Le nouveau complexe a finalement été ouvert en mai.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas prononce un discours le 15 août 2018. (Crédit : WAFA)

Depuis l’annonce de Trump, les représentants de l’AP ont refusé de rencontrer les membres de son cabinet, déclarant qu’ils avaient cessé d’agir en tant que médiateur impartial dans les négociations.

 

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