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Tsahal envoie des renforts en Cisjordanie qui sera bouclée le jour du scrutin

Un Israélien tué près de Hébron et 5 soldats blessés dans attaque à la voiture-bélier près de Jéricho ; l'armée et la police vont déployer des forces supplémentaires dans la région

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

L'armée et la police israéliennes sur les lieux d'une attaque à la voiture-bélier à la jonction d'Almog en Cisjordanie, le 30 octobre 2022. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)
L'armée et la police israéliennes sur les lieux d'une attaque à la voiture-bélier à la jonction d'Almog en Cisjordanie, le 30 octobre 2022. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)

L’armée israélienne a annoncé dimanche qu’elle allait augmenter ses effectifs en Cisjordanie avec des troupes et des forces de police supplémentaires, suite à une série d’attaques contre des civils et des troupes israéliennes au cours des derniers jours, dont une attaque qui a fait un mort samedi soir.

Tsahal a également annoncé qu’elle bouclera les points de passage entre Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza pendant la journée électorale de mardi. La fermeture commencera le 1er novembre à 00h01 et devrait durer jusqu’à 23h59.

Le renforcement des effectifs devrait comprendre une compagnie de Tsahal et plusieurs unités de la Police des frontières qui seront déployées dans la région de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, et près de Jérusalem.

Tsahal a déployé, au début de l’année, un grand nombre de troupes supplémentaires en Cisjordanie, principalement dans le nord du pays, dans le cadre d’une vaste offensive antiterroriste menée à la suite de la série d’attentats commis par des Palestiniens qui avaient fait 19 morts.

Un Israélien a été tué lors d’une fusillade terroriste près de l’implantation de Kiryat Arba en Cisjordanie samedi soir, et une femme a été tuée dans ce qui semble être une attaque dans la ville israélienne de Holon le mois dernier.

Quatre soldats ont également été abattus en Cisjordanie lors d’attaques et d’opérations d’arrestation ces dernières semaines. Avec 25 personnes tuées à la suite d’attaques palestiniennes jusqu’à présent, 2022 s’annonce comme l’année la plus meurtrière depuis 2015, durant laquelle 29 personnes avaient été tuées.

Les forces de sécurité israéliennes menant une opération de recherche suite à une attaque par balle dans le village cisjordanien de Salem, près de Naplouse, le 2 octobre 2022. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

Plus tôt dimanche, un terroriste palestinien a foncé avec son véhicule sur des soldats israéliens à deux endroits au sud de la ville de Jéricho en Cisjordanie, blessant cinq d’entre eux avant d’être abattu.

Ces attaques surviennent dans un contexte de tensions accrues en Cisjordanie.

Ces derniers mois, des hommes armés palestiniens ont également visé à plusieurs reprises des postes militaires, des troupes opérant le long de la barrière de sécurité de Cisjordanie, des implantations israéliennes et des civils sur les routes.

L’offensive antiterroriste lancée au début de l’année et centrée sur le nord de la Cisjordanie a permis de procéder à plus de 2 000 arrestations au cours de raids quasi quotidiens.

Elle a également fait plus de 125 morts parmi les Palestiniens, dont beaucoup – mais pas tous – lors d’attaques ou d’affrontements avec les forces de sécurité.

L’envoyé spécial des Nations unies pour le Moyen-Orient a déclaré samedi que 2022 était en passe de devenir l’année la plus meurtrière pour les Palestiniens de Cisjordanie depuis que les Nations unies ont commencé à recenser les décès en 2005.

Tsahal a déclaré que les points de passage pour les Palestiniens fermés le jour des élections seraient rouverts « sous réserve d’une évaluation de la situation ».

Les fermetures de ce type sont pratique courante pendant les fêtes et les jours fériés. Selon l’armée, il s’agit d’une mesure préventive contre les attaques qui pourraient être menées à ces moments-là, considérés comme des périodes de plus grande tension.

Des dérogations à la fermeture prochaine seront accordées pour des raisons humanitaires ou d’autres cas exceptionnels, mais elles devront être approuvées par le coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires du ministère de la Défense.

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