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Twitter suspend des comptes liés à la droite alternative américaine

Richard Spencer, suprématiste blanc qui dirige le National Policy Institute, a été supprimé du réseau social

Richard Spencer, suprématiste blanc qui dirige un think-tank à Washington, le National Policy Institute. (Crédit : capture d'écran YouTube via JTA)
Richard Spencer, suprématiste blanc qui dirige un think-tank à Washington, le National Policy Institute. (Crédit : capture d'écran YouTube via JTA)

Twitter a suspendu les comptes de plusieurs membres de la droite alternative, un mouvement d’extrême-droite aux contours flous dont certains partisans s’enthousiasment pour la suprématie de la race blanche, le sentiment anti-immigration, l’antisémitisme et un mépris pour le « politiquement correct ».

Quelques-uns des comptes étaient associés à Richard Spencer, suprématiste blanc qui dirige un think-tank à Washington, le National Policy Institute, et le journal Radix, a annoncé mercredi USA Today.

Le réseau social a suspendu le compte personnel de Spencer, @RichardBSpencer, ainsi que ceux de l’institut et du journal. Il a également suspendu les comptes de plusieurs autres figures de la droite alternative.

« Les règles de Twitter interdisent l’abus et le harcèlement ciblés, et nous suspendrons les comptes qui violent cette politique », a déclaré Twitter dans un communiqué, selon USA Today.

La droite alternative a gagné de l’importance cette année quand beaucoup de ses partisans ont soutenu la campagne du président américain élu Donald Trump.

Dimanche, Trump a nommé Stephen Bannon, ancien président du site internet Breitbart News, stratège en chef de la Maison Blanche. Bannon avait présenté Breitbart comme la « plate-forme de la droite alternative ».

Stephen Bannon pendant le discours de Donald Trump, alors candidat républicain à l'élection présidentielle américaine, pendant le dernier meeting de la campagne, à Grand Rapids, Michigan, le 7 novembre 2016. (Crédit : AFP/Mandel Ngan)
Stephen Bannon pendant le discours de Donald Trump, alors candidat républicain à l’élection présidentielle américaine, pendant le dernier meeting de la campagne, à Grand Rapids, Michigan, le 7 novembre 2016. (Crédit : AFP/Mandel Ngan)

Selon un rapport publié en octobre, la Ligue anti-diffamation (ADL) a identifié un « pic » de harcèlement de journalistes sur Internet par des partisans proclamés de Trump.

La majorité des tweets antisémites était dirigée contre des journalistes ou des diffuseurs juifs.

Le rapport a souligné que l’étude n’impliquait pas que la campagne de Trump soutenait l’activité sur Twitter. Le rapport a noté que beaucoup des tweets provenaient de « communautés » associées à la droite alternative.

En juillet, Twitter avait suspendu le compte de Milo Yiannopoulos, éditeur de Breitbart, qui dirigeait une campagne de harcèlement en ligne contre l’actrice Leslie Jones.

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