Un an de prison ferme pour la profanation d’un cimetière juif au Danemark
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Un an de prison ferme pour la profanation d’un cimetière juif au Danemark

Le nombre d'actes antisémites a augmenté de 50 % entre 2017 et 2018, selon des chiffres de la communauté juive en 2019

Cette photo prise le 10 novembre 2019 montre des pierres tombales recouvertes de graffitis verts et certaines renversées au cimetière juif d'Oestre Kirkegaard à Randers, au Danemark (Crédit : Bo Amstrup / Ritzau Scanpix / AFP) / Denmark OUT)
Cette photo prise le 10 novembre 2019 montre des pierres tombales recouvertes de graffitis verts et certaines renversées au cimetière juif d'Oestre Kirkegaard à Randers, au Danemark (Crédit : Bo Amstrup / Ritzau Scanpix / AFP) / Denmark OUT)

La justice danoise a condamné vendredi à un an de prison un homme de 39 ans aux sympathies néo-nazies pour la profanation du cimetière juif de Randers, dans l’ouest du pays.

Son complice, âgé de 28 ans, a également été condamné pour racisme mais sa peine n’a pas encore été rendue publique dans l’attente d’examens complémentaires.

« Les deux hommes ont été reconnus coupables de profanation de sépulture et de vandalisme aggravé au cimetière juif de Randers », a indiqué la police dans un communiqué.

En novembre 2019, 81 ans après la Nuit de cristal, durant laquelle synagogues et magasins juifs ont été détruits par les nazis en Allemagne, plus de 80 pierres tombales avaient été peintes de graffitis verts et certaines pierres tombales renversées.

Les deux hommes sont également reconnus coupables de vandalisme à deux autres occasions : ils avaient, d’une part, recouvert de peinture un bâtiment dont la façade est décorée de deux étoiles de David et, d’autre part, d’avoir repeint un banc aux couleurs de l’arc-en-ciel en y ajoutant des autocollants du logo du groupuscule néo-nazi du Mouvement de la résistance nordique (NMR).

Cette photo prise le 10 novembre 2019 montre des pierres tombales recouvertes de graffitis verts et certaines renversées au cimetière juif d’Oestre Kirkegaard à Randers, au Danemark (Crédit : Bo Amstrup / Ritzau Scanpix / AFP) / Denmark OUT)

Ces « actions étaient un message dont l’objectif était de menacer, insulter ou dégrader certains groupes en raison de leur foi, de leur origine ethnique et de leur orientation sexuelle », a indiqué la procureure Cathrine Brunsgaard Jacobsen, citée dans le communiqué.

L’homme de 39 ans est considéré par le Parquet comme un membre dirigeant de la branche danoise du NMR, fondée en 2017 d’après leur site internet.

Cette organisation « nationale-socialiste révolutionnaire », née en Suède en 1997, est présente dans l’ensemble des pays nordiques mais a été récemment interdite en Finlande car ses activités constituaient un « abus de droit » face à la protection de la liberté d’expression ou de réunion en vigueur dans le pays.

Des membres du Mouvement de résistance nordique défilent dans le centre de Göteborg, en Suède, le 30 septembre 2017 (Crédit : Fredrik Sandberg / TT via AP)

Au Danemark, le nombre d’actes antisémites a augmenté de 50 % entre 2017 et 2018, selon des chiffres de la communauté juive en 2019.

En 2015, la grande synagogue de Copenhague avait été la cible d’un attentat qui avait fait un mort.

Un Danois d’origine palestinienne de 22 ans, Omar El-Hussein, avait tué deux personnes et blessé cinq policiers le 14 février 2015 en attaquant une conférence sur la liberté d’expression, puis la synagogue.

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