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Un homme a tenté de tuer sa compagne et simulé un accident pour la rejoindre à l’hôpital

Shaul Karni a été accusé de tentative de meurtre de sa petite amie colombienne en 2018, après s'être rendu à la police le mois dernier

Illustration : Une ambulance à l'hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem, le 4 novembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)
Illustration : Une ambulance à l'hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem, le 4 novembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)

Les procureurs ont déposé jeudi un acte d’accusation contre un homme israélien qui a tenté d’assassiner sa petite amie en la poussant d’un toit en 2018.

En juillet 2018, Shaul Karni, 32 ans, a poussé sa petite amie colombienne du toit d’un immeuble de trois étages dans l’implantation d’Etz Efraim, suite à une discussion animée sur leur relation, ont indiqué des responsables.

La femme a été gravement blessée lors de l’incident et est finalement retournée en Colombie – où le couple s’était rencontré – avec leur fille.

À l’époque, la police a ouvert une enquête pour déterminer comment la femme avait été blessée, mais elle a clos l’affaire en raison d’un manque de preuves.

Un mois après la tentative d’assassinat de sa compagne, Karni a mis en scène un accident de voiture afin d’être hospitalisé dans le même hôpital que la victime et de pouvoir la rejoindre, selon les procureurs. Il a été emmené en ambulance à l’hôpital, mais n’a pas pu la retrouver, selon l’acte d’accusation.

Le 29 octobre, Karni s’est rendu à la police et est passé aux aveux, selon un porte-parole des forces de l’ordre. L’acte d’accusation de jeudi inculpe Karni pour tentative de meurtre, ce qui signifie qu’il risque jusqu’à 20 ans de prison.

L’implantation d’Etz Efraim en Cisjordanie. (איליה בוסיס/Creative Commons, Wikipedia)

La victime – qui vit en Colombie et présente des lésions physiques non spécifiés en conséquence de la tentative d’assassinat – a fourni un témoignage détaillé sur l’incident au cours des dernières semaines, selon les procureurs.

L’acte d’accusation intervient quelques jours après que le gouvernement a annoncé l’allocation de 155 millions de shekels pour un plan national de lutte contre la violence à l’égard des femmes.

La police et les organisations de services sociaux ont signalé une augmentation importante des plaintes pour violence domestique depuis le début de la pandémie de coronavirus.

Selon un rapport publié par l’Organisation sioniste internationale des femmes ce mois-ci, 26 femmes en Israël ont été assassinées en 2020, dont 13 par leur partenaire. Ce chiffre est en hausse par rapport aux 17 femmes assassinées en 2019, dont cinq ont été tuées par leur partenaire.

Jusqu’à présent en 2021, au moins 22 femmes ont été assassinées en Israël.

Les statistiques publiées par le ministère du Bien-être et des Affaires sociales la semaine dernière ont montré une augmentation des appels à la ligne d’assistance téléphonique du ministère pour les violences domestiques cette année.

Selon les chiffres, 7 977 appels ont été passés à la ligne d’urgence jusqu’à la fin du mois d’octobre, soit une augmentation de 10 % par rapport à la même période l’année dernière. Parmi ces appels, 4 382 visaient à signaler des actes de violence commis par le partenaire d’une femme.

La ligne d’assistance, qui peut être jointe en composant le 118, est disponible en hébreu, arabe, anglais, russe et amharique.

Les chiffres ont été publiés à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, qui a été célébrée dans le monde entier le 25 novembre.

Amy Spiro a contribué à cet article.

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