Un mohel sud-africain banni à vie pour avoir bâclé une circoncision
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Un mohel sud-africain banni à vie pour avoir bâclé une circoncision

Une circoncision de 2014 a mené à des blessures permanentes et dévastatrices, a statué une cour rabbinique

Une cérémonie de brit milah, la circoncision rituelle. Illustration. (Crédit : Cheskel Dovid/CC BY 3.0/Wikimedia Commons)
Une cérémonie de brit milah, la circoncision rituelle. Illustration. (Crédit : Cheskel Dovid/CC BY 3.0/Wikimedia Commons)

Un mohel de Johannesburg a été interdit à vie de pratiquer après que le pénis d’un bébé ait été partiellement amputé durant une circoncision qu’il effectuait.

En plus du bannissement à vie, une commission d’enquête sur l’incident de juin 2014 a déclaré que tous les mohels du pays devront être accrédités et s’enregistrer tous les deux ans.

La commission annoncera le résultat de son enquête ce mois ci.

Le Grand Rabbin d’Afrique du Sud, Warren Goldstein, et son Beth Din (cour rabbinique) ont ordonné l’enquête sur l’incident.

Le jury est constitué d’un juge retraité président de la province de Kwazulu-Natal, d’un spécialiste d’urologie et d’un mohel retraité, a rapporté le Sunday Times.

D’après le Beth Din, « en 2014, une circoncision a été effectuée et a causé des dommages permanents et dévastateurs pour le bébé. »

Le père de l’enfant a déclaré au SA Jewish Report que lui et sa femme ont consulté des spécialistes « tout autour du monde pour avoir un avis médical », mais que les dommages sont irréversibles.

« Nous ne savons pas ce que le futur nous réserve », a-t-il dit.

« C’est un cas sans précédent. Mais en tant que famille nous devons faire avec. »

Parmi les recommandations de la commission, le renouvellement de l’accréditation du mohel devra prendre en compte des facteurs tels que l’âge, l’état de santé et toutes les plaintes reçues relatives à sa compétence pendant la période examinée pour pouvoir continuer à effectuer cette intervention.

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