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Un pêcheur palestinien attrape deux gigantesques thons au large de Gaza

Les poissons ont été vendus 5 000 shekels, soit 3 fois le salaire mensuel moyen dans l'enclave et ont été pêchés en eaux profondes après l'extension de la zone de pêche par Israël

Les bateaux des pêcheurs palestiniens dans le port de Gaza à Gaza City, le 13 juin 2019 (Crédit : AP/Hatem Moussa)
Les bateaux des pêcheurs palestiniens dans le port de Gaza à Gaza City, le 13 juin 2019 (Crédit : AP/Hatem Moussa)

Un pêcheur palestinien a eu une aubaine incroyable en attrapant deux gros thons au large de la bande de Gaza mercredi, qu’il a vendus 5 000 shekels (1 200 euros), soit trois fois le salaire mensuel moyen dans l’enclave.

Les thons pesaient 80 et 160 kilos chacun, selon Nizar Ayyash, directeur du Syndicat des pêcheurs à Gaza.

« Il a pêché en eaux profondes », a expliqué Nizar Ayyash au Times of Israël. « C’est là où se trouve le thon. »

Ces derniers mois, Israël a élargi la zone de pêche au large de Gaza à 12 milles nautiques, donnant ainsi un rare accès au thon. Les images publiées sur les réseaux sociaux montrent un groupe de gens rassemblés autour du thon.

Pendant l’été, Israël a régulièrement augmenté et réduit la zone de pêche, au gré des tensions, ce que les Palestiniens ont fustigé, qualifiant la mesure de sanction collective.

A l’époque, les autorités israéliennes avaient indiqué que les augmentations et réductions de la zone de pêche étaient une réaction aux lancers de ballons incendiaires, et dans certains cas aux roquettes lancées par les Palestiniens à Gaza depuis Israël.

Israël et l’Egypte maintiennent un blocus sur Gaza, qui est contrôlé par le groupe terroriste islamiste du Hamas, pour les empêcher d’importer des armes et des munitions dans l’enclave.

Il y a 3 700 pêcheurs enregistrés à Gaza. La majorité d’entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté, selon un rapport de l’ONG B’Tselem daté de février 2019.

Environ la moitié d’entre eux ne pêchent pas quotidiennement, soit parce que leurs bateaux sont inutilisables parce qu’il leur manque des pièces détachées, soit parce qu’ils n’ont pas accès à leurs bateaux, confisqués par l’armée israélienne, indique le rapport.

Les pêcheurs de Gaza nourrissent 18 250 personnes en plus d’eux-mêmes, selon une étude du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’Onu publiée en avril 2018.

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