UN Watch : l’UNRWA demande de l’aide pour Gaza en utilisant la photo d’une fillette syrienne
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UN Watch : l’UNRWA demande de l’aide pour Gaza en utilisant la photo d’une fillette syrienne

L’agence de l’ONU demande de l’aide pour Aya, 11 ans, décrite comme une victime du blocus depuis sa naissance. Mais selon l’association, sa photographie a été prise près de Damas

Une photographie publiée sur Facebook par l'UNRWA d'une fillette dite Gazaouie. Elle a cependant été décrite comme une petite fille syrienne par l'agence à de multiples occasions. (Crédit : Facebook)
Une photographie publiée sur Facebook par l'UNRWA d'une fillette dite Gazaouie. Elle a cependant été décrite comme une petite fille syrienne par l'agence à de multiples occasions. (Crédit : Facebook)

Une association a accusé vendredi l’agence des Nations unies en charge des réfugiés palestiniens de tactique malhonnête, pour avoir affirmé que la photographie d’une fillette devant une maison bombardée en Syrie était une petite fille de la bande de Gaza.

Dans un post publié sur Facebook, sur Twitter et sur son site internet, l’UNRWA a utilisé la photographie de la fillette, nommé « Aya », et affirmant qu’elle souffrait depuis sa naissance du blocus imposé par Israël à la bande de Gaza.

« Imaginez être coupé du monde – pendant toute votre vie. C’est la réalité des enfants comme Aya, a écrit l’UNRWA. Le blocus de la bande de Gaza a commencé quand elle était un bébé, l’occupation en Cisjordanie avant la naissance de ses parents. A présent, elle a 11 ans, et le blocus continue. »

« Les souvenirs d’enfance d’Aya sont des souvenirs de conflit et de difficultés, de murs dont elle ne peut s’échapper, et de la crainte que la seule maison qu’elle connaisse, bien que minuscule, puisse avoir disparu à son retour de l’école. Ce Ramadan, s’il-vous-plait, soutenez les enfants comme Aya, qui n’ont rien connu d’autre que le conflit et les difficultés. »

L’UNRWA a également fait de la photographie d’Aya l’image de couverture de sa page Facebook.

La page Facebook de l'UNRWA avec une photographie d'Aya, le 2 juin 2017. (Crédit : capture d'écran Facebook)
La page Facebook de l’UNRWA avec une photographie d’Aya, le 2 juin 2017. (Crédit : capture d’écran Facebook)

Cependant, la fillette photographiée n’est pas Gazaouie, affirme UN Watch. Elle est en fait Syrienne, et a été vue dans un tweet de janvier 2015 de l’UNRWA, a accusé l’association.

Comme le souligne UN Watch, la photographie de la fillette apparaît plusieurs fois sur le site internet de l’UNRWA, et toujours en connexion avec le conflit syrien.

Dans un cas, la photographie est accompagnée de cette légende : « une fillette dans les ruines de Qabr Essit, près de Damas. En 2014, l’UNRWA a pu commencer à reconstruire les installations du quartier, dont une école et un centre communautaire. »

UN Watch dit avoir demandé au directeur de l’UNRWA, Pierre Krahenbuhl, de s’excuser pour avoir utilisé la photographie en « prétendant que la fillette est une victime gazaouie des actions israéliennes. »

L’UNRWA a souvent été critiquée par Israël et d’autres pour son rôle dans le conflit.

En février, un rapport de UN Watch avait montré que des employés palestiniens de l’agence utilisaient les réseaux sociaux pour soutenir les activités terroristes et propager l’antisémitisme. Le même mois, Israël avait demandé que l’organisation licencie un professeur, qui dirigeait le syndicat enseignant, car il avait été élu à un poste important au sein du Hamas. En avril, il ne travaillait plus pour les Nations unies.

En octobre 2015, l’UNRWA avait dû renvoyer plusieurs employés qui avaient exprimé leur sympathie pour les attaques contre les Israéliens.

Pendant le conflit de 2014 entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, l’agence avait reconnu que des stocks de roquettes du groupe terroriste avaient été retrouvés à plusieurs reprises dans ses écoles de Gaza. Israël a déjà affirmé que les ambulances de l’UNRWA étaient utilisées par des hommes armés du Hamas.

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