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Une députée dépose plainte contre la police pour agression sexuelle présumée

L'avocat de Limor Son Har Melech affirme que des agents de la police des frontières se sont "accrochés" à la députée et que l'un d'eux a "coincé sa jambe entre les siennes"

La députée d'Otzma Yehudit Limor Son Har Melech entourée par la police alors qu'elle tente d'empêcher les forces de l'ordre d'accéder à un verger en vue de sa destruction, le 15 février 2023. (Crédit : Twitter)
La députée d'Otzma Yehudit Limor Son Har Melech entourée par la police alors qu'elle tente d'empêcher les forces de l'ordre d'accéder à un verger en vue de sa destruction, le 15 février 2023. (Crédit : Twitter)

La députée Limor Son Har Melech, du parti d’extrême-droite Otzma Yehudit, a déposé jeudi soir une plainte contre un groupe de policiers qui, selon elle, l’ont harcelée sexuellement lors d’une confrontation mercredi en Cisjordanie, demandant la suspension des officiers.

Son Har Melech et d’autres militants avaient tenté d’empêcher les forces de sécurité de déraciner des arbres plantés illégalement par un résident d’implantations dans le nord de la Cisjordanie. Au cours de l’incident, les agents se sont regroupés autour de la députée et, alors qu’elle tentait de se dégager, l’un d’eux « a fait quelque chose de totalement interdit », a déclaré Son Har Melech.

Dans sa plainte, déposée auprès du département des enquêtes internes de la police du ministère de la Justice, Son Har Melech a accusé les agents de « graves abus » et d’une « violation flagrante de son immunité parlementaire ». En outre, elle a déclaré que les officiers ont commis « des actes qui ont atteint le stade de la violence et du harcèlement sexuel ».

En tant que députée, Son Har Melech est généralement exemptée des restrictions de déplacement ou d’entrée dans des lieux qui peuvent s’appliquer aux citoyens ordinaires.

L’avocat de Son Har Melech, Me Eladi Wiesel, de l’organisation de droite de défense juridique, Honenu, a relaté l’incident dans la plainte, déclarant que la police « a fait un usage de la force qui a culminé lorsque l’un des officiers s’est accroché à la députée et a collé sa jambe entre ses jambes de manière offensive, ce qui est considéré, au minima, comme une agression interdite et, dans certaines circonstances, peut être considéré comme du harcèlement sexuel ».

La plainte, qui demande la suspension des agents, indique également que le personnel de sécurité a fait un usage excessif de la force tout au long de l’opération, près de l’implantation de Shiloh, en Cisjordanie, et qu’il a « gravement porté atteinte » à la « vie privée et à la pudeur » de Son Har Melech en tant que femme juive orthodoxe.

La députée Otzma Yehudit, Limor Son Har Melech, se tenant devant un bulldozer sur un terrain près de l’implantation de Shiloh en Cisjordanie afin d’arrêter le déracinement des arbres par l’Administration civile du ministère de la Défense, le 15 février 2023. (Crédit : Bureau de Limor Son Har Melech)

L’incident a été filmé et s’est apparemment produit alors que les policiers tentaient de retenir la députée qui essayait de s’échapper de leur cordon.

Son Har Melech était l’un des deux députés qui se sont joints à des dizaines de militants pour tenter d’empêcher physiquement les forces de sécurité d’exécuter leur ordre. Certains se sont placés devant des bulldozers et se sont attachés à des arbres. De nombreux militants auraient été arrêtés lors de violentes confrontations avec le personnel de sécurité.

Après l’altercation et l’accusation subséquente de Son Har Melech, la police a publié une déclaration affirmant qu’elle avait opéré avec « beaucoup de sensibilité et de détermination tout en menant un dialogue respectueux et en faisant preuve d’une conduite professionnelle durant l’incident ».

Lors de la même confrontation, mercredi, des policiers ont semblé arrêter violemment un homme pendant les manifestations, ce qui a entraîné la suspension de trois agents de la police des frontières.

Des images de l’incident partagées sur les réseaux sociaux montrent des agents de la police des frontières faisant usage de la force pour arrêter les militants. Les agents ont poussé un homme au sol, un agent lui a donné un coup de pied et un autre un coup de poing. Plusieurs autres personnes ont été violemment arrêtées dans la zone, selon la vidéo.

Jeudi, plus de 24 heures après l’incident, des résidents ont déclaré que des officiers étaient apparus au milieu de la nuit pour achever l’opération de déracinement des arbres de la parcelle. Mais des sources au sein de la Défense ont déclaré à la Douzième chaîne que l’opération avait repris mercredi soir, après les affrontements avec les résidents d’implantations, et que le reste des arbres avaient été déracinés à ce moment-là.

Jeremy Sharon a contribué à cet article.

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