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Une femme accuse le cofondateur du prix Genesis de l’avoir droguée et agressée sexuellement

La plaignante anonyme accuse l'homme d'affaires juif américain Stan Polovets de l'avoir droguée et agressée lors d'un rendez-vous. L'avocat de Polovets et Genesis nient farouchement

Stan Polovets, cofondateur de la Fondation du Prix Genesis , assiste au « Genesis Generation Challenge » à Bloomberg Philanthropies le 28 avril 2015 à New York. (Crédit : Mark Sagliocco / Getty Images via l'AFP)
Stan Polovets, cofondateur de la Fondation du Prix Genesis , assiste au « Genesis Generation Challenge » à Bloomberg Philanthropies le 28 avril 2015 à New York. (Crédit : Mark Sagliocco / Getty Images via l'AFP)

Selon la citation à comparaître émise par un tribunal civil mercredi, une femme a intenté une action en justice contre le cofondateur du prix Genesis, Stan Polovets, pour l’avoir droguée et agressée sexuellement lors d’un rendez-vous en décembre 2021.

Selon les déclarations de la Cour suprême de New York, Polovets aurait profité de sa réputation d’homme d’affaires établi pour gagner la confiance de la femme, dont l’anonymat est préservé et qui est connue, pour les besoins de la procédure, sous le nom Jane Doe.

Elle accuse par ailleurs le bar à cocktails de luxe Skylark, à Manhattan, où elle a bu un verre avec Polovets lors de leur rendez-vous, d’avoir détruit les preuves vidéo montrant la drogue, alors que l’avocat du plaignant a dit à plusieurs reprises être disposé à remettre des images de la soirée prises par les caméras de sécurité.

Toujours selon le même document, à la suite de l’incident, Jane Doe a été testée positive aux benzodiazépines, type de drogue qui comprend le Rohypnol, plus connu sous le nom de « drogue du viol ».

La demandeuse réclame un montant des dommages et intérêts – pour un montant non spécifié – pour les neuf charges déposées contre Polovets, allant de voies de fait sexuelles à agression sexuelle en passant par la séquestration, la détresse émotionnelle, infligée sciemment ou non, la fraude et les violences de genre. Elle a également porté plainte pour négligence et complicité à l’encontre du bar The Skylark.

Homme d’affaires juif américain, Polovets a cofondé en 2013 la Fondation du Prix Genesis, qui décerne chaque année à son lauréat un prix doté d’un million de dollars pour ses succès professionnels, sa contribution au bien de l’humanité et son engagement en faveur des valeurs juives.

Le Dr Albert Bourla, à droite, reçoit le prix Genesis 2022 des mains du président israélien Isaac Herzog, à gauche, et de Stan Polovets, cofondateur et président-directeur général de la fondation du prix Genesis. (Crédit: Amos Ben-Gershom/GPO)

Mark Bederow, l’avocat de Polovets, a nié les accusations dans une interview accordée à The Forward, vendredi.

Il a ainsi déclaré que la police avait initialement refusé la demande d’enquête de la plaignante, qui a fini par être menée lorsque ses avocats ont demandé une compensation monétaire à Polovets.

« La police de New York a refusé de prendre des mesures et ce procès fait suite à une nouvelle demande d’argent ». « On voit donc clairement ce qui se joue ici. Mon client a hâte de défendre son honneur et ne doute pas qu’il sera blanchi de toute accusation. »

La Fondation du prix Genesis a déclaré à The Forward que son fondateur « avait hâte de défendre son honneur ».

« La fondation estime que les fausses accusations d’agression sexuelle blessent non seulement la personne accusée à tort, mais aussi les victimes d’agression sexuelle », a déclaré la Fondation du prix Genesis.

Tant les avocats de la plaignante anonyme que ceux du bar The Skylark n’ont pas souhaité faire de commentaires.

L’affaire a été rapportée pour la première fois par l’organisation new-yorkaise Za’akah, qui aide les victimes d’abus sexuels au sein des communautés juives.

Toujours selon le même document source, Jane Doe s’était rendue à un rendez-vous avec Polovets après lui avoir été présentée par un entremetteur, durant l’été 2021. Ils ont gardé le contact de manière « sporadique » et ont convenu de se revoir une deuxième fois en décembre.

La plaignante aurait dit à Polovets préférer le voir dans un lieu public, Polovets insistant de son côté pour la voir dans sa suite de l’hôtel Mandarin Oriental.

Le 16 décembre, ils se retrouvent pour prendre un verre, puis vont voir une pièce de théâtre donnée par le Conseil des affaires étrangères. Après cela, ils se rendent au bar The Skylark, où ils consomment chacun deux cocktails.

Après quelques gorgées de son deuxième cocktail, Jane Doe se sent soudain désorientée et commence à perdre le contrôle de ses mouvements. N’ayant jamais éprouvé cette sensation auparavant, elle se sent en danger, confuse et apeurée », lit-on dans le document, ajoutant que Polovets ne semble alors pas surpris par son changement de comportement.

Polovets met alors ses mains autour de sa taille de Jane Doe, qu’il conduit à l’extérieur du bar, malgré ses protestations, ses supplications de la laisser rentrer chez elle et ses tentatives pour s’enfuir.

« Jane Doe a tenté d’appeler un Uber à 23h08 et 23h09, mais Polovets lui a pris le téléphone des mains et a annulé les deux Uber, contre sa volonté », indique le document.

Selon les accusations, Polovets ramène la plaignante à son appartement en Uber, la déshabille, la met dans son lit et commence à « lui toucher les zones intimes et à l’embrasser », alors qu’elle est sous l’influence de la drogue mais tente de résister.

Jane Doe se réveille à 1 heure du matin et rentre chez elle, désorientée. Elle a besoin de l’aide de son portier pour se rendre jusqu’à sa porte.

« Elle s’est réveillée avec plusieurs messages WhatsApp de Polovets, qu’elle a ignorés », indique le document.

Jane Doe a raconté son expérience à l’entremetteur et lui a dit de ne pas mettre Polovets en relation avec d’autres femmes.

Polovets a continué à contacter Jane Doe après le rendez-vous, lui adressant des messages qui « reconnaissent expressément que Jane Doe était dans un état second lors de leur rendez-vous – « et donc incapable de consentir à une activité sexuelle » – et que Polovets l’a ramenée chez lui contre sa volonté.

Les messages de Polovets disent que cet état second est dû à une consommation d’alcool à jeun. Il lui reproche d’avoir bloqué son numéro de téléphone et d’être partie « sans dire au revoir ».

La convocation dit de Jane Doe qu’elle souffre toujours de détresse mentale et « a dépensé de fortes sommes » pour des traitements médicaux et psychologiques liés à l’incident.

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