Une roquette tirée depuis Gaza vers Israël retombe en territoire palestinien
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Une roquette tirée depuis Gaza vers Israël retombe en territoire palestinien

Ce tir a déclenché des alertes dans les champs ouverts près de la clôture de sécurité ; l'attaque survient une semaine après une escalade entre Israël et le Jihad islamique

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

La fumée d'une roquette tirée par les terroristes palestiniens au-dessus de la bande de Gaza, le 23 février 2020. (Crédit :  Mahmud Hams/AFP)
La fumée d'une roquette tirée par les terroristes palestiniens au-dessus de la bande de Gaza, le 23 février 2020. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Des terroristes dans la bande de Gaza ont tiré une roquette vers Israël dimanche soir, qui n’a pas franchi la frontière et est retombée dans l’enclave palestinienne, selon l’armée israélienne.

L’armée a déclaré que ce tir a déclenché les sirènes d’alarme dans des terrains vagues près de la frontière de sécurité.

Cette attaque survient moins d’une semaine après qu’Israël et le Jihad islamique palestinien se sont livrés à deux jours d’hostilités dans et autour de l’enclave. Au cours de ces 48 heures, plus d’une centaine de roquettes et d’obus de mortier ont été tirés sur le sud d’Israël, et l’armée israélienne a riposté par des frappes aériennes visant des installations de l’organisation terroriste à Gaza et, fait rare, en Syrie.

Cette attaque est également survenue à moins de 12 heures de l’ouverture des bureaux de votes en Israël. Les citoyens de l’Etat hébreu sont appelés aux urnes pour élire les membres de la 23e Knesset.

Les médias palestiniens ont rapporté que la roquette avait été tirée depuis la région de Khan Younis, au sud de la bande de Gaza.

Mercredi dernier, Israël a annoncé qu’il rouvrirait ses postes-frontières avec l’enclave palestinienne et élargirait la zone de pêche, ce qui signe la fin des hostilités et la conclusion d’un cessez-le-feu avec les groupes terroristes palestiniens au terme de ces violences.

Les combats ont été déclenchés dimanche matin dernier lorsqu’Israël a tué un membre du Jihad islamique, qui, selon l’armée, posait une bombe le long de la frontière, puis a envoyé un tracteur dans la bande pour récupérer le corps, dans une opération filmée qui a provoqué la colère de nombreuses personnes à Gaza et dans le monde entier.

La récupération du cadavre faisait apparemment partie du plan annoncé par le ministre de la Défense Naftali Bennett pour « conserver » les cadavres de terroristes palestiniens afin de les utiliser comme « monnaie d’échange » dans les négociations pour la libération de deux Israéliens et la restitution des dépouilles de deux soldats tombés au combat, détenus par le Hamas dans la bande de Gaza.

Une explosion suite à une frappe israélienne sur Gaza City en réponse à des tirs de roquette des terroristes palestiniens au sein de l’enclave côtière vers Israël, le 24 février 2020. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

En réponse, le Jihad islamique et d’autres groupes terroristes de Gaza ont tiré une centaine de roquettes et d’obus de mortier sur le sud d’Israël. Environ 90 % des projectiles se dirigeant vers les zones peuplées ont été interceptés par le système anti-missile Dôme de fer, selon l’armée israélienne, bien que l’un d’entre eux ait réussi à s’écraser sur un terrain de jeu à Sdérot et que des éclats d’obus aient causé des dégâts ailleurs. Il n’y a pas eu de blessés graves du côté israélien.

Israël a répondu par plusieurs séries de frappes aériennes à Gaza et en Syrie, tuant au moins deux membres de l’organisation.

Cette flambée s’est produite alors qu’Israël s’efforçait de sceller un accord de cessez-le-feu avec les groupes terroristes de Gaza, après des semaines de tirs de roquettes intermittents et le lancement régulier d’engins explosifs et incendiaires par ballons sur Israël.

L’accord comprendrait des mesures importantes de la part d’Israël pour alléger son blocus sur la bande, qui, selon Jérusalem, est en place pour empêcher les groupes terroristes de l’enclave de s’armer ou de construire des infrastructures de défense.

Comme lors d’une précédente flambée en novembre à la suite de l’assassinat d’un commandant de haut rang du Jihad islamique, le Hamas semble être resté sur la touche lors de la dernière série de combats, signe probable de son désir de parvenir à une trêve à long-terme avec Israël qui inclurait des mesures pour mettre fin au blocus.

Israël et le Hamas se sont livré trois guerres et de nombreuses escarmouches depuis que le groupe a pris le contrôle de la bande aux mains de l’Autorité palestinienne en 2007.

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