Visite des élues : Steny Hoyer fustige le « manque de respect » d’Israël
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Visite des élues : Steny Hoyer fustige le « manque de respect » d’Israël

Le leader de la majorité à la Chambre des représentants, tout juste rentré d'une visite d'Israël avec une délégation de 41 élus de la Chambre, fait part de son mécontentement

Steny Hoyer prend la parole à la conférence politique de l'AIPAC, le 24 mars 2019. (Capture d'écran AIPAC)
Steny Hoyer prend la parole à la conférence politique de l'AIPAC, le 24 mars 2019. (Capture d'écran AIPAC)

WASHINGTON — Un cadre du Parti démocrate, tout juste rentré d’un déplacement en Israël où il a encadré une délégation de 41 parlementaires, a reproché vendredi à l’État juif d’avoir forcé l’élue de son camp, Rashida Tlaib, à signer une lettre promettant de ne pas faire la promotion du boycott d’Israël pendant sa visite.

Le leader de la majorité à la Chambre des représentants Steny Hoyer, fervent soutien d’Israël, a qualifié l’incident de manque de respect pour Tlaib et le Congrès américain.

Il s’est dit furieux que le gouvernement israélien revienne sur sa décision initiale et décide d’interdire Tlaib et Ilhan Omar sur son territoire en raison de leur soutien au boycott d’Israël.

« Ce qui est encore plus décevant, c’est qu’après avoir décidé d’autoriser la députée Tlaib à rendre visite à sa grand-mère, qui vit en Cisjordanie, le gouvernement israélien a exigé qu’elle signe une lettre restreignant d’une certaine manière ses actions lors de son déplacement en Israël et/ou en Cisjordanie », a-t-il déclaré dans un communiqué.

« À ma connaissance, aucun membre du Congrès ne s’est jamais vu demander d’accepter des pré-requis pour se rendre en Israël. La divulgation de cette lettre a rendu encore plus inacceptable cette exigence », a-t-il dénoncé.

« Cette demande manque non seulement de respect à la députée Tlaib, mais également au Congrès américain ».

Dans un communiqué publié jeudi, Hoyer avait qualifié la décision israélienne de refuser l’entrée des deux élues sur son sol de « scandaleuse, quels que soient leur itinéraire ou leurs opinions » et exhorté l’État juif à revenir dessus.

Cela était « contraire à la déclaration et aux assurances que m’a données l’ambassadeur israélien aux États-Unis qui [lui avait dit que], ‘par respect pour le Congrès américain et la grande alliance entre Israël et l’Amérique, nous ne refuserions à aucun membre du Congrès l’entrée en Israël’. Cette idée n’était pas vraie ».

Cette décision « non garantie » et « auto-destructrice », a ajouté le démocrate, « reflète une faiblesse, et non une force… Le gouvernement israélien devrait plutôt tenter d’entamer un dialogue avec ces membres du Congrès au sujet de la sécurité d’Israël et du futur des Israéliens et des Palestiniens ».

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