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Washington place un fils du chef du Hezbollah sur sa liste noire des terroristes

Les Etats-Unis renforcent ainsi la pression sur le mouvement chiite terroriste libanais soutenu par l'Iran

Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, prononce un discours diffusé sur écran géant lors d'un rassemblement marquant le 12e anniversaire de la guerre Israël-Hezbollah de 2006, le 14 août 2018, à Beyrouth, Liban. (AP Photo/Hussein Malla)
Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, prononce un discours diffusé sur écran géant lors d'un rassemblement marquant le 12e anniversaire de la guerre Israël-Hezbollah de 2006, le 14 août 2018, à Beyrouth, Liban. (AP Photo/Hussein Malla)

Les Etats-Unis ont placé mardi Jawad Nasrallah, fils du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, sur leur liste noire des terroristes mondiaux, renforçant la pression sur le mouvement terroriste chiite libanais soutenu par l’Iran.

Estimant qu’il s’agit d’un « dirigeant qui monte » au sein de l’organisation, le département d’Etat américain a accusé Jawad Nasrallah d’avoir recruté des personnes ces dernières années « pour perpétrer des attaques terroristes contre Israël en Cisjordanie ». Il évoque un projet de janvier 2016, déjoué par les autorités israéliennes.

La diplomatie américaine a également confirmé le maintien du mouvement islamiste lui-même sur sa liste noire, décidé pour la première fois il y a 21 ans. Hassan Nasrallah est également considéré comme un terroriste mondial par Washington.

Par ailleurs, les Brigades al-Moujahidine, un groupe proche du Hezbollah actif dans les Territoires palestiniens « depuis 2005 », est aussi placé sur la liste noire.

Les personnes et organisations ainsi désignées voient leurs éventuels avoirs sur le territoire américain gelés et ne peuvent plus avoir d’échanges avec des ressortissants américains.

Les mesures annoncées mardi servent à entretenir la dynamique née du rétablissement début novembre de sanctions contre l’Iran, explique le département d’Etat dans un communiqué. L’un des objectifs de cette « campagne de pression maximale » est de couper le régime de Téhéran de ses sources de revenus pour qu’il ne puisse plus financer son soutien à des groupes terroristes par Washington comme le Hezbollah ou le Hamas palestinien.

Dans le même élan, le Trésor américain a annoncé mardi des sanctions financières ciblées contre quatre Irakiens liés au Hezbollah, Chibl Mohsen Obaïd Al-Zaydi, Youssef Hachem, Adnane Hussein Kawtharani et Mohammad Farhat, « dans le cadre de son programme visant les terroristes ».

L’administration américaine les accuse d’avoir transféré de l’argent, acquis des armes et formé des combattants en Irak pour le mouvement terroriste chiite.

M. Al-Zaydi était un coordinateur-clé entre le Hezbollah, les puissants Gardiens de la révolution en Iran et leurs partisans en Irak, a affirmé le Trésor. Il est proche du financier présumé du Hezbollah, Adham Tabaja, et aurait coordonné la contrebande de pétrole iranien en Syrie.

Il a également envoyé des combattants irakiens en Syrie au nom des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime iranien, selon Washington.

Les trois autres ont également participé à la collecte de renseignements et au transfert de fonds pour le Hezbollah en Irak.

« Le Hezbollah est un mandataire terroriste du régime iranien qui cherche à saper la souveraineté irakienne et à déstabiliser le Moyen-Orient », a déclaré Sigal Mandelker, sous-secrétaire au Trésor pour la lutte contre le terrorisme.

« Les actions concertées du Trésor ont pour but de lutter contre les tentatives clandestines du Hezbollah d’exploiter l’Irak pour blanchir des fonds, acheter des armes, former des combattants et collecter des renseignements en tant que mandataire de l’Iran », a-t-elle ajouté.

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