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Yaalon ordonne une enquête sur Breaking the Silence pour ‘trahison’

Le ministre de la Défense a déclaré avoir ouvert une enquête sur l'ONG accusée de recueillir des informations classifiées sur Tsahal

Le ministre de la Défense Moshé Yaalon arrive à la réunion hebdomadaire du cabinet, au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 13 décembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de la Défense Moshé Yaalon arrive à la réunion hebdomadaire du cabinet, au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 13 décembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Si vous êtes inquiets au sujet de la moralité de l’armée israélienne, si vous êtes inquiets au sujet de la façon dont nous fonctionnons, pourquoi allez-vous en parler à l’étranger ? Cela signifie qu’il y a ici un agenda politique », dit-il à un groupe d’étudiants au kibboutz de Kfar Blum, situé au nord d’Israel.

S’exprimant sur les méthodes utilisées par Breaking the Silence pour recueillir des informations sur l’armée israélienne, il a ajouté : « S’ils font usage de celles-ci à l’extérieur ce serait très grave, ou s’ils les distribuent à l’étranger – il y a trahison. S’ils les gardent pour eux-mêmes, cela l’est aussi », a-t-il dit.

La députée du parti l’Union Sioniste, Tzipi Livni a fustigé le gouvernement samedi pour avoir lancé une enquête contre une ONG controversée, décision destinée selon elle à détourner l’attention de ses propres défaillances à assurer la sécurité des Israéliens.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les activités de « Breaking the Silence », un groupe dédié à la publication de violations présumées par Tsahal des droits de l’Homme dans les territoires palestiniens à travers les témoignages d’anciens combattants, suite à la diffusion d’un reportage télévisé accablant cette semaine.

« Cette persécution est destinée à détourner l’attention du public du fait que l’année dernière, il y a eu plus de 200 attaques et le gouvernement n’a aucune solution à l’horizon », a déclaré Livni samedi à un événement culturel à Givat Shmuel, a rapporté le site Walla.

Yuli Novak, dirigeante de « Breaking the Silence », a démenti que son organisation ait violé la loi.

« Je peux dire sans la moindre équivoque que Breaking the Silence ne collecte pas de renseignements classifiés », a-t-elle assuré vendredi à la radio publique. « Il s’agit d’une tentative d’intimidation visant à faire taire tous ceux qui critiquent le gouvernement ».

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