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Yaïr Netanyahu demande à Esther Hayut de ne pas toucher aux Lois fondamentales

Le fils du Premier ministre informe ses partisans d'une manifestation prévue plus tard dans la semaine près du domicile de la présidente de la Cour suprême

Yaïr Netanyahu, fils du Premier ministre Benjamin Netanyahu, se rendant à une audience du tribunal dans le cadre du procès en diffamation intenté par l'ex-députée Stav Shaffir, à Tel Aviv, le 29 novembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Yaïr Netanyahu, fils du Premier ministre Benjamin Netanyahu, se rendant à une audience du tribunal dans le cadre du procès en diffamation intenté par l'ex-députée Stav Shaffir, à Tel Aviv, le 29 novembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le fils du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Yaïr, a publié un message mardi pour informer ses partisans d’une manifestation prévue cette semaine près du domicile de la présidente de la Cour suprême, Esther Hayut.

Ce message est apparu au lendemain du jour où le jeune Netanyahu a partagé une publication Facebook fustigeant le chef d’état-major de Tsahal, Herzl Halevi, ce qui a incité le ministre de la Défense, Yoav Gallant à publier une déclaration défendant l’officier supérieur.

Mardi, Yaïr Netanyahu a publié l’image d’une affiche annonçant l’heure et le lieu de la manifestation de jeudi. On y voit une caricature de Hayut à la mine renfrognée, avec le slogan « Esther ! Ne touche pas aux Lois fondamentales ! ».

L’affiche fait référence aux audiences prévues par la Haute Cour de justice pour déterminer s’il convient d’annuler les amendements aux Lois fondamentales quasi-constitutionnelles présumées inconstitutionnelles ou adoptées pour des raisons personnelles et politiques.

Annonçant une crise constitutionnelle potentielle, la Haute Cour a prévu des audiences devant des panels élargis de juges sur la légalité de deux textes législatifs très controversés adoptés par le gouvernement actuel – deux amendements à des Lois fondamentales qui, selon les critiques, sapent les fondements démocratiques du pays.

L’un de ces textes interdit à la Cour ou au procureur général d’ordonner à un Premier ministre de se récuser, tandis que l’autre interdit à la Cour d’invalider les décisions du cabinet ou des ministres sur la base de leur « caractère raisonnable ».

La Cour n’a encore jamais annulé une Loi fondamentale ou un amendement à une Loi fondamentale, en raison de leur nature quasi-constitutionnelle, mais elle a développé des doctrines qui pourraient lui permettre de le faire, ou d’intervenir d’une autre manière.

À LIRE : La Haute Cour annulera-t-elle la loi sur le « caractère raisonnable » ?

Dans une déclaration publiée la semaine dernière, quelques heures après que la Haute Cour a indiqué qu’elle pourrait exiger que le gouvernement reporte l’application de la loi dite de la « récusation » jusqu’à après les prochaines élections législatives afin d’éviter qu’elle ne soit perçue comme une loi au profit personnel du Premier ministre Netanyahu, les chefs des partis de la coalition ont affirmé que la Cour n’avait pas le pouvoir d’annuler une Loi fondamentale ou d’intervenir d’une autre manière dans sa mise en œuvre, déclarant qu’une telle décision perturberait l’équilibre entre les branches du pouvoir israélien.

L’affrontement sur les amendements à la Loi fondamentale survient alors que le gouvernement poursuit son projet de refonte radicale du système judiciaire, qui a donné lieu à des mois de manifestations de masse de la part des opposants. Le gouvernement et ses partisans affirment que la législation est nécessaire pour contrôler ce qu’ils considèrent comme une Cour trop activiste, tandis que les critiques affirment qu’elle la privera de son pouvoir de contrôle du pouvoir exécutif, érodant ainsi dangereusement la nature démocratique d’Israël.

Le conflit autour de ce projet a profondément divisé la société israélienne et s’est infiltré jusque dans l’armée, des milliers de réservistes ayant menacé de ne pas se présenter à leurs services volontaires si le projet de loi était adopté.

Alors que l’on craint que les protestations des réservistes n’aient un impact sur l’état de préparation de l’armée, Yaïr Netanyahu avait repartagé lundi un message sur Facebook critiquant le chef d’état-major de l’armée israélienne. Le message, rédigé par le journaliste de droite Erez Tadmor, affirme que Halevi « restera dans les mémoires comme le chef d’état-major qui a le plus échoué dans l’histoire de l’armée israélienne », pour ne pas avoir pris de mesures contre les réservistes.

Ce message a été supprimé de la page de Yaïr Netanyahu environ une demi-heure après qu’il a été largement relayé par les médias.

Gallant a rapidement publié sur X – anciennement Twitter – une déclaration de soutien à Halevi. « Vous êtes l’un des officiers les plus remarquables que j’ai rencontrés au cours de toutes mes années passées au sein de Tsahal et des forces de sécurité – un commandant courageux, honnête, sérieux, pondéré et minutieux. »

La présidente de la Cour suprême, Ester Hayut, lors d’une audience de la Cour suprême, le 27 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Sans condamner explicitement le message partagé par son fils, Netanyahu a tweeté que le pays était confronté à de « grands défis » et qu’il « travaillait jour et nuit avec le ministre de la Défense, le chef d’état-major de Tsahal, les officiers supérieurs de l’armée et les forces de sécurité pour garantir conjointement la sécurité d’Israël en toutes circonstances ».

Yaïr Netanyahu est connu pour ses opinions d’extrême-droite et sa présence combative sur les réseaux sociaux, qui l’ont conduit devant les tribunaux à maintes reprises.

Il s’est fait connaître du grand public à la suite de nombreuses rumeurs selon lesquelles il influencerait la politique de son père, notamment en ce qui concerne le projet controversé de refonte du système judiciaire.

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