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Yaïr Netanyahu retweete un message de soutien à Amiram Ben-Uliel

Le message repartagé par le fils du Premier ministre met en doute la culpabilité du terroriste juif qui a tué une famille palestinienne lors d'un attentat à la bombe en 2015

Yaïr Netanyahu, fils du Premier ministre Benjamin Netanyahu, se rendant à une audience du tribunal dans le cadre du procès en diffamation intenté par l'ex-députée Stav Shaffir, à Tel Aviv, le 29 novembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Yaïr Netanyahu, fils du Premier ministre Benjamin Netanyahu, se rendant à une audience du tribunal dans le cadre du procès en diffamation intenté par l'ex-députée Stav Shaffir, à Tel Aviv, le 29 novembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Alors qu’il assistait au discours de son père vendredi au siège des Nations unies à New York, Yaïr Netanyahu a partagé un message sur les réseaux sociaux contre l’emprisonnement d’un terroriste juif reconnu coupable d’avoir assassiné trois membres d’une famille palestinienne en faisant exploser leur maison dans un village de Cisjordanie en 2015.

Le retweet de Yaïr Netanyahu est intervenu alors que des personnalités de la coalition d’extrême-droite plaident de plus en plus vigoureusement en faveur d’Amiram Ben Uliel qui a été condamné à trois peines de prison à vie plus 20 ans pour l’attentat meurtrier à la bombe incendiaire dans le village de Duma, en Cisjordanie, au cours duquel Riham et Saad Dawabsha ont été tués avec leur fils de 18 mois, Ali Saad. Seul le fils aîné du couple, Ahmed, a survécu à l’attaque terroriste, avec de terribles brûlures ; il avait 5 ans à l’époque.

Ben-Uliel a été reconnu coupable en 2020 de trois chefs d’accusation de meurtre, de deux chefs d’accusation de tentative de meurtre, d’incendie criminel et de conspiration en vue de commettre un crime à motivation raciale, dans le cadre d’un « acte terroriste ».

Les partisans de Ben-Uliel se sont opposés au verdict principalement parce que ses aveux ont été obtenus en utilisant ce que l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet appelle des « mesures spéciales » – décriées comme de la torture par l’agence elle-même ainsi que par les groupes de défense des droits. Il serait l’un des premiers Juifs israéliens à avoir été soumis à un tel interrogatoire par le Shin Bet, bien que les mêmes tactiques soient depuis longtemps utilisées contre les Palestiniens.

« C’est très simple. C’est un principe qui fait la différence entre les monstres et les humains. On ne met pas un être humain en prison sur la base d’aveux obtenus sous la torture. Qu’est-ce qui est si compliqué [à comprendre] ? », peut-on lire dans le message re-partagé par Yaïr Netanyahu, qui fait référence à l’interrogatoire « musclé » que Ben-Uliel a subi avant d’avouer son crime.

Dans le tweet original, le partisan du Premier ministre Benjamin Netanyahu a également mis en doute la culpabilité de Ben-Uliel, semblant rejeter son souvenir de détails précis de l’attentat à la bombe dont les procureurs n’avaient pas connaissance avant ses aveux.

« Après deux minutes de torture, vous avoueriez vous aussi tout ce qu’ils vous demanderaient », a écrit l’utilisateur qui se fait appeler Tzahi dans le message partagé par le fils du Premier ministre, qui a été photographié avec ses parents à l’ONU peu avant que Netanyahu ne s’adresse à l’assemblée.

Yaïr Netanyahu a l’habitude de publier des messages incendiaires sur les réseaux sociaux, ce qui a donné lieu à un article en avril selon lequel le Premier ministre avait exigé qu’il cesse de publier des messages alors qu’il était accusé d’attiser les tensions en Israël et d’exacerber un fossé diplomatique avec les États-Unis.

La publication de son message vendredi est intervenue un jour après qu’une campagne de collecte de fonds visant à libérer Ben-Uliel de prison a rapporté plus d’un million de shekels.

La campagne pour l’annulation de sa condamnation, intitulée « Amiram mérite aussi la justice », a fait les gros titres la semaine dernière lorsque la députée d’extrême-droite, Limor Son Har-Melech (Otzma Yehudit), a pris la parole lors d’un événement de collecte de fonds pour la campagne, insistant sur l’innocence de Ben-Uliel et le décrivant comme un tzaddik [saint homme vertueux].

Des militants d’extrême-droite demandant la libération d’Amiram Ben-Uliel, condamné pour l’incendie criminel de 2015 qui a tué trois membres de la famille palestinienne Dawabsha, à l’entrée de Jérusalem, le 1er septembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

La semaine dernière, Har-Melech était l’une des 14 législateurs de la coalition – plus de la moitié d’entre eux appartenant au parti du Premier ministre, le Likud – qui ont demandé au chef du Shin Bet, Ronen Bar, d’assouplir les conditions d’incarcération de Ben-Uliel, affirmant qu’il était détenu « dans les conditions d’incarcération les plus difficiles de l’État d’Israël ».

Les responsables de la prison avaient approuvé le transfert de Ben-Uliel dans « l’aile de la Torah » pour Rosh HaShana au cours du week-end dernier, avant de le remettre à l’isolement.

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