Le secrétaire d’Etat américain John Kerry a déclaré mardi qu’il espérait que les élections récemment annoncées en Israël conduiront à la formation d’un gouvernement qui fera avancer les pourparlers de paix avec les Palestiniens.

Interrogé sur les récents développements politiques à Jérusalem au cours d’une visite du siège de l’OTAN à Bruxelles, Kerry a déclaré : « Bien sûr, nous espérons que quel que soit le gouvernement formé, ce sera un gouvernement… qui négociera et oeuvrera pour résoudre les différends entre Israéliens et Palestiniens, et évidemment, les différends dans la région. »

Le secrétaire s’est abstenu de faire d’autres commentaires, disant qu’il s’agit d’un problème « interne » israélien et que les États-Unis ne souhaitent pas se prononcer sur les affaires politiques de l’Etat hébreu.

Quel que soit le résultat des élections de 2015, Kerry a déclaré : « nous continuerons de soutenir notre ami et notre allié, l’Etat d’Israël ».

Lors de sa rencontre avec les ministres européens au siège de l’OTAN, le secrétaire devait débattre d’une initiative européenne, dirigée par les Français, pour une résolution de l’ONU exigeant un accord de paix définitif d’ici deux ans.

La position des États-Unis, qui ont maintes fois opposé leur veto à des résolutions onusiennes faisant pression sur Israël, sera déterminante pour décider si le dernier appel des Palestiniens à l’ONU a une chance d’aboutir.

Les Palestiniens, soutenus par la Ligue arabe, ont fait circuler un projet de résolution en fin septembre, appelant à un retrait israélien d’ici novembre 2016.

La nouvelle résolution paverait la voie à une conférence internationale pour une proposition finale d’accord de paix israélo-palestinien, avec la participation de tous les acteurs internationaux clés.

Selon des diplomates de l’ONU, le monde ne peut se permettre davantage de violence au Moyen-Orient à l’heure où les extrémistes islamiques mènent des guerres en Irak et en Syrie.