« Pourquoi est-ce le moment de donner une chance à Herzog ? Principalement parce que Netanyahu a échoué dans presque tous les domaines et parce que Herzog est la meilleure alternative », écrit Diskin, chef du Shin Bet de 2005 à 2011, sur sa page Facebook.

Le Premier ministre sortant se présente comme « M. Sécurité », le seul candidat capable d’assurer la sécurité d’Israël face à la menace d’un Iran nucléaire et aux extrémistes islamistes, et a tenté à plusieurs reprises pendant la campagne de faire passer son rival travailliste comme incompétent en matière de sécurité et de défense.

Diskin critique notamment Netanyahu sur sa gestion des négociations avec les Palestiniens « conduites avec une étonnante inefficacité » et sur son bilan sécuritaire, déplorant la libération en 2011 de « 1 000 terroristes relâchés contre (le soldat israélien) Gilad Shalit par celui qui se disait opposé à la libération de tout terroriste ».

Il cite aussi les vagues de libération de prisonniers palestiniens décidées par Netanyahu à la suite de la reprise des négociations de paix sous l’égide des Etats-Unis en juillet 2013.

« Netanyahu a libéré des dizaines de terroristes, certains d’entre eux dangereux, dans le cadre d’un accord secret soutenu par le (parti nationaliste pro-colonisation) Foyer juif pour éviter le gel des constructions en Cisjordanie », déplore l’ancien chef du Shin Bet.

Yuval Diskin, qui précise qu’il n’est pas membre de l’Union sioniste, critique aussi les dernières campagnes militaires israéliennes à Gaza contre le Hamas « qui n’ont permis aucun résultat décisif ».

L’Union sioniste a mis en avant pendant la campagne le soutien de membres de premier plan de l’establishment sécuritaire, qui ont traditionnellement une influence importante auprès du public israélien.

L’ancien chef des renseignements militaires Amos Yadlin a ainsi rejoint la liste et est pressenti comme ministre de la Défense en cas de victoire de M. Herzog.

Tout comme Diskin, l’ancien chef du Mossad, le service d’espionnage, Meïr Dagan a lui aussi publiquement critiqué le bilan sécuritaire de Netanyahu, notamment sa politique à l’égard de l’Iran.