1 000 plaques de commémoration de la Seconde Guerre mondiale sur le Panthéon
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1 000 plaques de commémoration de la Seconde Guerre mondiale sur le Panthéon

Le projet, "Ces murs qui nous font signe", a été initié par le Centre des monuments nationaux et confié au graphiste Philippe Apeloig

« Ces murs qui nous font signe », projection de plaques de commémoration de la Seconde Guerre mondiale sur le Panthéon. (Crédit : 2e bureau/Philippe Apeloig)
« Ces murs qui nous font signe », projection de plaques de commémoration de la Seconde Guerre mondiale sur le Panthéon. (Crédit : 2e bureau/Philippe Apeloig)

Mille photos de plaques de commémoration de la Seconde Guerre mondiale seront projetées sur le Panthéon du 7 au 9 mai 2021, à partir de 21h30 et jusqu’à 1h30, à l’occasion du 76e anniversaire de la fin du conflit, a rapporté le magazine Connaissance des arts.

Le projet, « Ces murs qui nous font signe », a été initié par le Centre des monuments nationaux, qui conserve et gère le monument. Il a été confié au graphiste Philippe Apeloig, issu d’une famille juive polonaise touchée par l’Occupation. Les plaques qui seront projetées ont été photographiées par l’artiste et son équipe entre 2004 et 2018 dans les rues de la capitale. En 2018, il avait publié un ouvrage sur ces plaques, Enfants de Paris 1939-1945.

L’évènement sera gratuit et ouvert au public.

L’idée de la projection au Panthéon est de « faire résonner » le destin des victimes de la guerre « avec ceux qui reposent au Panthéon ».

« Enfants de Paris 1939-1945 », Philippe Apeloig, éditions Gallimard.

Grâce à des plaques dans les rues de la capitale, les vies de Marceline Loridan-Ivens, cinéaste survivante d’Auschwitz, de Pierre Seghers, poète résistant, de Joséphine Baker, artiste militante, ou de Robert Desnos, poète victime du camp de concentration de Theresienstadt, seront notamment célébrées lors des projections.

« Graphiste, je voudrais tracer un trait d’union entre mémoire et typographie en partageant l’émotion qui se dégage des plaques, leur beauté et le message qu’elles délivrent », explique Phillipe Apeloig dans un communiqué.

Le site de la ville de Paris rapporte que « l’inventaire du Bureau des monuments […] indique 1 060 plaques commémoratives de la Seconde Guerre mondiale [dont] 45 % […] correspondent à la semaine de l’insurrection et de la libération ».

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