3 roquettes tirées du Liban sur Israël, incendie près de Kiryat Shmona
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3 roquettes tirées du Liban sur Israël, incendie près de Kiryat Shmona

Des explosions et de la fumée ont été rapportées dans cette ville du nord du pays après une attaque au missile ; l'armée israélienne a ouvert le feu vers le Liban

Un incendie déclenché par une roquette qui a atterri dans un champ à proximité de Kiryat Shmona, dans le nord du pays, le 4 août 2021. (Capture d'écran)
Un incendie déclenché par une roquette qui a atterri dans un champ à proximité de Kiryat Shmona, dans le nord du pays, le 4 août 2021. (Capture d'écran)

Les sirènes d’alerte à la roquette ont été activées à Kiryat Shmona, une ville du nord du pays, à 12H15, envoyant précipitamment les résidents vers les abris anti-aériens par crainte d’une éventuelle roquette. Trois explosions ont été entendues dans le secteur et des vidéos montrent de la fumée s’élever d’un site d’impact.

« Trois roquettes ont été tirées depuis le Liban vers le territoire israélien », a précisé l’armée dans un communiqué sans faire état de victime. Deux des projectiles sont tombés en Israël et les forces israéliennes ont « tiré vers le territoire libanais », a-t-elle ajouté.

L’armée a précisé que les tirs avaient été menés par des factions palestiniennes postées dans le sud du Liban.

Quatre personnes ont été traitées pour choc. Un incendie s’est déclaré près de Kiryat Shmona.

Le maire de la ville du nord d’Israël, Avichaï Stern, a estimé qu' »il n’y a pas raison de paniquer », indiquant toutefois sur les ondes de la radio militaire « être prêt à tous les scénarios ».

Benny Gantz a demandé à ce qu’un « message ferme » soit adressé à la Finul, la Force intérimaire des Nations unies au Liban déployée dans le sud du pays à la frontière avec Israël, d’après le ministère de la Défense.

Présente au Liban depuis 1978, la Finul surveille depuis 2006 la frontière israélienne en coordination avec l’armée libanaise et veille à l’application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, adoptée après la guerre ayant opposé Israël au Hezbollah, mouvement armé libanais très influent dans le sud du Liban qui n’a pas commenté les tirs dans l’immédiat mercredi.

Le commandant de la mission onusienne, le général Stefano Del Col, a comme d’habitude appelé « les parties » à « cesser le feu et faire preuve d’une retenue maximale pour éviter une escalade, particulièrement en ce jour d’anniversaire solennel », a indiqué la Finul dans un communiqué.

Les derniers tirs de roquette vers le nord d’Israël remontent au mois de juillet. Deux projectiles avaient été lancés depuis le Liban, déclenchant les sirènes d’alerte dans l’Ouest de la Galilée.

Une roquette avait été interceptée par le système de défense anti-aérien du Dôme de fer et la deuxième était tombée dans un champ, à proximité de la côte.

L’armée avait procédé à des tirs d’artillerie vers l’endroit à la source de ces lancements en réponse. Les soldats avaient déclaré que les roquettes avaient été très certainement lancées par un groupe palestinien dans le sud du Liban, et non par le puissant groupe terroriste du Hezbollah. Toutefois, le Hezbollah contrôle étroitement le sud du pays et il est donc improbable qu’une attaque puisse être menée depuis cette zone sans avoir obtenu au préalable son accord tacite.

Cette fois, l’Etat hébreu pourrait vouloir riposter de façon plus ferme pour « ne pas créer une situation où l’on s’habitue » à des tirs en provenance du Liban, relève Orna Mizrahi analyste à l’Institut national d’études sécuritaires (INSS).

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