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3 touristes turcs relâchés après un « incident » à Jérusalem

La cour a rejeté la demande de la police qui avait réclamé une prolongation de 4 jours de leur détention sous prétexte qu'il était "clair qu'il s'agissait d'une affaire politisée"

Les touristes turcs, qui ont été arrêtés plus tôt dans la semaine sur un lieu saint à Jérusalem après les prières musulmanes, sont vus dans un tribunal israélien à Jérusalem, le 23 décembre 2017. (Crédit : AFP / Ahmad GHARABLI)
Les touristes turcs, qui ont été arrêtés plus tôt dans la semaine sur un lieu saint à Jérusalem après les prières musulmanes, sont vus dans un tribunal israélien à Jérusalem, le 23 décembre 2017. (Crédit : AFP / Ahmad GHARABLI)

Une cour israélienne a ordonné samedi la libération de trois touristes turcs au lendemain de leur arrestation après un « incident » avec les forces de l’ordre au mont du Temple à Jérusalem-Est.

Les trois ressortissants turcs avaient été arrêtés vendredi pour leur implication « dans un incident dans la Vieille Ville de Jérusalem après les prières hebdomadaires (musulmanes) sur le mont du Temple », selon la police.

Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montre une échauffourée entre un groupe d’hommes portant des chemises rouges ornées du drapeau turc et la police israélienne.

L’agence de presse étatique turque Anadolu a indiqué que deux des trois hommes, possédant la double nationalité turque et belge, avaient été arrêtés pour « agression et résistance à la police israélienne » alors que le troisième est accusé de « troubles à l’ordre public et manifestation illégale ».

Lors d’une audience samedi soir, la cour a ordonné leur libération et rejeté la demande de la police d’une prolongation de quatre jours de leur détention, selon des journalistes de l’AFP.

« La cour a rejeté l’argument de la police (…) selon lequel ils constituent une menace pour la communauté », a affirmé à l’AFP leur avocat Nick Kaufman, soulignant qu’il était « clair qu’il s’agissait d’une affaire politisée ».

La Turquie a fermement condamné la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël, le 6 décembre.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan avait qualifié le 10 décembre Israël d’ « Etat terroriste » qui « tue des enfants« , ajoutant qu’il lutterait « par tous les moyens » contre la décision américaine.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan prend la parole lors de la réunion des chefs provinciaux du Parti de la justice et du développement (AK) à Ankara, le 17 novembre 2017. (Crédit : AFP / ADEM ALTAN)

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