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6 ans après, hommages restreints aux victimes des attentats de janvier 2015

Il s'agissait des premières cérémonies de commémoration des attaques de janvier 2015 depuis le verdict rendu par la cour d'assises spéciale de Paris mi-décembre

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin et la maire de Paris Anne Hidalgo déposent une gerbe de fleurs devant le supermarché casher "Hyper Cacher", le 7 janvier 2021, à Paris, lors d'une cérémonie marquant le sixième anniversaire de l'attaque jihadiste contre le magazine satirique "Charlie Hebdo" et le commerce juif. (Crédit : Michel Euler / POOL / AFP)
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin et la maire de Paris Anne Hidalgo déposent une gerbe de fleurs devant le supermarché casher "Hyper Cacher", le 7 janvier 2021, à Paris, lors d'une cérémonie marquant le sixième anniversaire de l'attaque jihadiste contre le magazine satirique "Charlie Hebdo" et le commerce juif. (Crédit : Michel Euler / POOL / AFP)

Six ans après, des hommages sobres et en comité restreint ont été rendus ces derniers jours à Paris aux victimes des attaques jihadistes contre Charlie Hebdo et la supérette Hyper Cacher de la porte de Vincennes, point de départ d’une vague d’attentats jihadistes en France.

Il s’agissait des premières cérémonies de commémoration des attaques de janvier 2015 depuis le verdict rendu par la cour d’assises spéciale de Paris mi-décembre, qui a prononcé des peines de quatre ans de prison à la perpétuité contre treize personnes reconnues coupables d’avoir assisté les auteurs.

Une vingtaine de personnalités, dont le directeur de Charlie Hebdo, Riss, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti (qui avait défendu le frère de Mohamed Merah et s’était dit « fier »), la ministre des Armées Florence Parly, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, la maire de Paris Anne Hidalgo, François Hollande, président au moment des attentats, et des représentants des cultes ont pris part à ces courts hommages marqués par des minutes de silence et dépôts de gerbes, et ponctués de « Marseillaise », l’hymne national français.

Le cortège de jeudi, restreint en raison notamment de l’épidémie de COVID-19 et protégé par un important dispositif policier, s’est d’abord rassemblé dans le XIe arrondissement, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo où, à la même heure et six ans plus tôt jour pour jour, les frères Saïd et Cherif Kouachi avaient assassiné 11 personnes.

Le cortège s’est ensuite recueilli un peu plus loin, boulevard Richard Lenoir, où les deux assaillants, venus « venger le prophète » Mahomet qui avait été caricaturé dans Charlie Hebdo, ont tué leur 12e victime, un policier, Ahmed Merabet, avant de prendre la fuite. Ils seront abattus deux jours plus tard par les forces de l’ordre en région parisienne.

Les hommages se sont achevés peu avant midi au magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes, où ont été égrenés les noms des quatre victimes. Yohan Cohen, Philippe Braham, Michel Saada et Yoav Hattab, tous Juifs, ont été tués le 9 janvier par le terroriste Amédy Coulibaly, qui était en lien avec les Kouachi et mourra dans l’assaut des forces de l’ordre.

« Le temps passe, l’émotion reste intacte. Hommage aux victimes de l’attentat de Charlie Hebdo, tombées sous les tirs de la barbarie islamiste. Pour leurs familles, pour nos valeurs, pour notre liberté, pour la France : n’oublions jamais », a tweeté Gérald Darmanin.

Dimanche, durant l’hommage du CRIF organisé devant l’Hyper Cacher, quatre bougies ont été allumées par des proches de victimes de l’attentat qui a visé le commerce juif. Trois bougies ont été allumées en mémoire de Sarah Halimi, Mireille Knoll et d’Esther Horgen, mère de famille franco-israélienne assassinée mi-décembre en Cisjordanie par un terroriste palestinien. Cinq autres bougies ont ensuite été allumées en hommage aux victimes de Charlie Hebdo, de l’attentat de la basilique de Nice, au professeur Samuel Paty, aux policiers tués dans des attentats ainsi qu’en mémoire aux soldats français récemment tués au Mali.

Sur Twitter, le Collectif des Vigilants s’est plaint du fait que l’hommage n’était pas ouvert aux citoyens, sans que cela n’ait été publiquement annoncé. Certains ont dénoncé l’évènement comme une « mise en scène des politiques ».

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