6 arrestations à une manifestation contre la démolition d’une synagogue
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6 arrestations à une manifestation contre la démolition d’une synagogue

Les arrestations surviennent un jour après que les rabbins aient exhorté les soldats à refuser de raser le bâtiment

Les militants debout sur un toit à la synagogue Ayelet Hashahar dans l'implantation cisjordanienne de Givat Ze'ev, au nord de Jérusalem, le 4 novembre 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Les militants debout sur un toit à la synagogue Ayelet Hashahar dans l'implantation cisjordanienne de Givat Ze'ev, au nord de Jérusalem, le 4 novembre 2015 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Six militants de droite ont été arrêtés jeudi soir pour avoir manifesté dans une implantation de Givat Zeev contre la démolition d’une synagogue locale qui a été ordonnée par la Cour suprême qui a décidé qu’elle a été construite illégalement sur un terrain privé palestinien. Les manifestants ont aussi brûlé des pneus et bloqué une autoroute.

La police a déclaré dans un communiqué que les manifestants ont brièvement bloqué la route 436 dans les deux directions, avant que les forces de sécurité ne les dispersèrent.

La déclaration a également mis en garde que la police « ne tolérerait pas les incidents qui violent l’ordre public ni quiconque qui agit de manière décisive et sans préjudice pour nuire à l’ordre public ».

Mercredi, un certain nombre de rabbins éminents, y compris le chef spirituel du Shas, Rabbi Shalom Cohen, a émis un avis public invitant les soldats de Tsahal et les forces de sécurité à refuser l’ordonnance du tribunal de démolir la synagogue Ayelet Hashahar.

Les rabbins ont déclaré que l’ordonnance du tribunal devait être ignorée et ceux qui refusent de participer à la « profanation du nom de Dieu » récolterait les bénédictions de Dieu.

Avant la démolition prévue mercredi dernier, la police avait commencé à entourer de la synagogue et avait été accueillie par des centaines de militants d’extrême-droite qui se sont bloqués à l’intérieur de la structure et menaçaient de se blesser et blesser les forces de sécurité.

Les manifestants ont déclaré qu’ils étaient prêts à combattre les soldats et qu’ils planifiaient même d’utiliser des armes pour arrêter la démolition, avait signalé le site d’actualités Walla.

Au regard des menaces de la violence, la police a demandé la semaine dernière à la Cour suprême de reporter la démolition. Le tribunal a accordé le report et a jugé que la structure devait être démolie au plus tard le 17 novembre.

En 2014, après une bataille juridique de sept ans, le tribunal a statué que la synagogue avait été construite sur des terres palestiniennes privées et devait être démolie.

La requête contre la synagogue a été déposée par le groupe non gouvernemental Yesh Din, qui a affirmé que les documents relatifs à l’achat de la propriété avaient été falsifiés.

La Cour suprême, Miriam Noar, qui a statué que la synagogue devait être démolie, a reçu une sécurité supplémentaire suite à une évaluation de sécurité par le service de sécurité du Shin Bet, la semaine dernière.

Raoul Wootliff a contribué à cet article.

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