Israël en guerre - Jour 150

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Abbas : l’AP va demander une adhésion à part entière à l’ONU

Le chef de l'AP a déclaré que "la bataille qui fait rage sur Jérusalem n'a pas seulement débuté le jour de son occupation, en 1967, mais plusieurs décennies auparavant"

Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas pendant le "sommet de Jérusalem" organisé par la Ligue arabe, au Caire, le 12 février 2023. (Crédit : Ahmad Hassan/AFP)
Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas pendant le "sommet de Jérusalem" organisé par la Ligue arabe, au Caire, le 12 février 2023. (Crédit : Ahmad Hassan/AFP)

Le président de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, a déclaré dimanche que l’AP allait demander aux Nations unies, cette semaine, d’accorder le statut de membre à part entière à « l’État de Palestine ».

Ces propos, tenus par Abbas pendant une rencontre consacrée à Jérusalem qui a été organisée au siège de la Ligue arabe au Caire, surviennent alors que les États-Unis ont vivement recommandé à Israël et aux Palestiniens de s’abstenir de toute initiative unilatérale dans un contexte de recrudescence des violences qui a compris des attentats terroristes meurtriers anti-israéliens et de vifs échanges de coups de feu entre les soldats israéliens et des hommes armés palestiniens en Cisjordanie.

Abbas a précisé que les Palestiniens demanderont à l’ONU d’appeler Israël à ne plus prendre d’initiatives unilatérales, évoquant spécifiquement les constructions dans les implantations, et à « respecter les accords et les résolutions bénéficiant d’une légitimité internationale » qui ont été signés, selon un communiqué de presse qui a été transmis par l’agence de presse officielle de l’AP, Wafa.

« Le soutien à Jérusalem et le renforcement de la détermination de ceux qui se trouvent dans la ville et dans ses environs sont un devoir religieux ainsi qu’un impératif humanitaire et national », aurait-il ajouté.

Il a continué en disant que « la bataille qui fait rage sur Jérusalem n’a pas seulement commencé le jour de son occupation, en 1967, mais plusieurs décennies auparavant et même avant la Déclaration Balfour qui avait été émise par les puissances coloniales avec à leur tête la Grande-Bretagne et l’Amérique ».

Abbas a affirmé que cette déclaration de 1917 – dans laquelle la Grande-Bretagne apportait son soutien à l’établissement d’un foyer national pour le peuple juif sur la terre d’Israël – avait eu pour objectif « de se débarrasser des Juifs d’Europe » et il a ajouté que « l’établissement du dit ‘foyer national juif en Palestine’ devait servir d’avant-poste visant à sauvegarder les intérêts de ces pays coloniaux ».

« Mais tout comme notre peuple a rejeté la Déclaration Balfour et ses résultats, nous rejetons également toutes les tentatives visant à liquider notre cause ou à falsifier les faits à son sujet », a-t-il poursuivi.

Face aux attentats, aux raids terrestres et aériens et aux tirs de roquettes qui se multiplient, la Ligue arabe a convoqué dimanche un « Sommet pour Jérusalem » des ministres arabes des Affaires étrangères.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi – dont le pays est un médiateur historique avec Israéliens et Palestiniens -, Abdallah II, le roi de Jordanie – en charge des lieux saints chrétiens et musulmans à Jérusalem – et Abbas ont ouvert les discussions.

« La situation actuelle réclame une intensification de nos efforts », a plaidé Abdallah II, auquel le président américain Joe Biden affirmait récemment son « soutien fort pour une solution à deux Etats », israélien et palestinien.

« M. Biden dit soutenir, mais il ne fait rien du tout », a accusé M. Abbas au cours de son discours fleuve.

Les Palestiniens iront « dans quelques jours devant le Conseil de sécurité de l’ONU » et entendent saisir la Cour pénale internationale (CPI) car ils comptent désormais « chaque jour plus d’un martyr », a-t-il martelé.

Par visioconférence, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a affirmé que « la position de l’ONU est claire : elle refuse les décisions unilatérales », citant notamment « les colonies israéliennes illégales à Jérusalem-Est », partie palestinienne de la Ville sainte.

La Ligue arabe, en perte de vitesse depuis des années, est de plus en plus divisée sur Israël : trois nouveaux pays arabes l’ont reconnu en 2020 – le Maroc, Bahreïn et les Emirats arabes unis – et le Soudan a redit ce mois-ci vouloir aller « vers la normalisation », après une visite du ministre des Affaires étrangères israélien, Eli Cohen.

L’Egypte et la Jordanie ont, elles, franchi le pas il y a plusieurs décennies.

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