Ahed Tamimi, invitée controversée à la Fête de l’Humanité
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Ahed Tamimi, invitée controversée à la Fête de l’Humanité

La diplomatie israélienne rappelle à Paris le soutien de l'ado palestinienne au meurtre de juifs et au Hezbollah qui attaqua la France dans les années 1980

Ahed Tamimi, une Palestinienne de 16 ans, au centre, lors d'une audience au tribunal militaire d'Ofer le 28 dcécembre 2017 (Crédit : AFP Photo/Ahmad Gharabli)
Ahed Tamimi, une Palestinienne de 16 ans, au centre, lors d'une audience au tribunal militaire d'Ofer le 28 dcécembre 2017 (Crédit : AFP Photo/Ahmad Gharabli)

La nouvelle « égérie » de la cause palestinienne, Ahed Tamimi, âgée de 17 ans, a été libérée d’une prison israélienne au mois de juillet dernier où elle était détenue depuis décembre pour avoir battu et giflé un soldat israélien lors d’un incident filmé dans son village de Nebi Saleh en Cisjordanie.

Elle était samedi 15 septembre invitée à la Fête de l’Humanité, traditionnel rendez-vous de la rentrée organisé par le Parti communiste français. Ian Brossat, conseillé à la mairie de Paris issu du PCF, s’est félicité de la présence de celle qui à ses yeux « incarne la résistance du peuple palestinien ». Même son de cloche, chez Pierre Laurent, chef du PCF et chez la députée de la France insoumise Clémentine Autain.

La présence d’Ahed Tamimi a fait réagir Aliza Bin Noun, ambassadrice d’Israël en France. Elle rappelle qu’Ahed Tamimi qui a récemment déclaré à propos du chef terroriste libanais Hassan Nasrallah « nous le soutenons tous et sommes fiers de lui » que son groupe terroriste chiite, le Hezbollah, a ciblé la France il y a 22 ans de cela.

« Septembre 86, attentat de la rue de Rennes, revendiqué par le Hezbollah, 7 morts, 57 blessés. Septembre 2018, Ahed Tamimi, celle qui encense le Hezbollah, invitée d’honneur de la fête de l’Huma, » écrit Aliza Bin Noun, dans un tweet.

L’ambassade d’Israël en France rappelle également que Ahed Tamimi, rompue à l’exercice du militantisme via les réseaux sociaux, avait appelé aux meurtres de citoyens israéliens, dans une vidéo que BFM TV avait alors choisie de couper au montage.

Elle y tient les propos suivants : « Parce que Trump doit être tenu responsable de la décision qu’il a prise pour toute réaction palestinienne, que ce soit des attaques au couteau, des opérations de martyrs (c’est-à-dire des attentats-suicides à la bombe), des jets de pierres, tout le monde doit agir pour que nous puissions ainsi nous unir et permettre de faire passer notre message comme il convient, et atteindre l’objectif qui est la libération de la Palestine, si Allah le veut ».

Des « attaques aux couteaux » et des « opérations martyrs », des paroles courantes dans les médias palestiniens et sur les réseaux sociaux que BFM TV n’a pas diffusées, et que la PCF a semblé choisir d’ignorer.

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