Après Barkat, qui prétend à la mairie de Jérusalem ?
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Après Barkat, qui prétend à la mairie de Jérusalem ?

Le champ des prétendants inclut l'ancien candidat Moshe Lion, les membres du conseil ultra-orthodoxe, et une étoile montante laïque

Moshe Lion (R) vu avec le maire de Jérusalem Nir Barkat, lors du mariage de la fille de Lion à Neve Ilan, 19 juin 2016. (Yaakov Cohen / Flash90)
Moshe Lion (R) vu avec le maire de Jérusalem Nir Barkat, lors du mariage de la fille de Lion à Neve Ilan, 19 juin 2016. (Yaakov Cohen / Flash90)

Le maire de Jérusalem, Nir Barkat, a annoncé dimanche qu’il ne se représenterait pas pour être l’édile de la capitale et qu’il se présenterait à la Knesset, au Likud, ouvrant une course à la mairie.

Il est encore trop tôt pour dire qui sera le principal candidat aux élections municipales d’octobre, mais il y a déjà suffisamment d’informations pour dresser une première liste de candidats pour le poste municipal le plus prestigieux et influent en Israël, le siège qui a propulsé au moins un occupant récent, Ehud Olmert, au poste de Premier ministre.

L’un des principaux candidats est Moshe Lion, 56 ans, qui a perdu de justesse devant Barkat lors des précédentes élections municipales en 2013. Il a annoncé une deuxième candidature pour le poste de maire immédiatement après que Barkat a déclaré qu’il ne se représenterait pas. Dans le passé, il était soutenu par le Likud et Yisrael Beytenu. On ignore quel parti ou quelle communauté soutiendrait sa candidature cette fois-ci.

Le curriculum vitae de Lion est impressionnant – ancien directeur général du cabinet du Premier ministre et ancien président d’Israel Railways – son style de vie religieux et ses tendances de droite lui ont permis de se vendre relativement facilement dans les nombreuses communautés et quartiers ultra-orthodoxes de la ville, où il a remporté la majorité en 2013.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) et le maire de Jérusalem Nir Barkat (à droite) tiennent une conférence de presse à l’hôtel Mamilla à Jérusalem, le 23 février 2015. (Hadas Parush/Flash90)

Pourtant, le vote ultra-orthodoxe n’a pas été assez important, probablement à cause de l’accolade qu’il avait reçue, à l’époque, de la part du ministre de la Défense Avigdor Liberman du parti laïc Yisrael Beytenu. Quitter la banlieue de Tel Aviv pour Jérusalem peu de temps avant les élections afin d’être éligible, n’avait pas non plus joué en sa faveur.

Le ministre de la Protection de l’environnement, Zeev Elkin, constituerait un autre concurrent de premier plan, et de nombreux membres du Likud, le parti au pouvoir, l’exhortent à se présenter. Elkin est proche des politiciens haredis, et a vécu pendant de nombreuses années dans la capitale avant de déménager dans l’implantation de Kfar Eldad au sud-est. Il a également été, au cours des dernières années, une figure clé, à la tête du ministère de Jérusalem et du patrimoine, dans l’augmentation du financement de l’Etat pour les capitaux à court de trésorerie.

David Amsalem, ancien député du Likud, ancien membre du conseil municipal de Jérusalem, serait également sur la liste aux élections.

Ce ne sont pas les seuls ex-politiciens de Jérusalem à penser à un retour à la politique pour la ville. La députée Rachel Azaria de Kulanou, ancien membre du conseil municipal, libérale mais religieuse aspire, dit-on, à être la première femme maire de la ville sainte.

La Parlementaire de Koulanou Rachel Azaria lors d’une réunion de commission à la Knesset, le 8 mars 2016 (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Deux politiciens ultra-orthodoxes se lanceraient également dans la course, espérant capitaliser sur les 32 % de la population de la ville s’identifiant « Haredi »- et dont la part des électeurs est encore plus élevée puisque les résidents arabes boycottent généralement le vote municipal.

Le maire-adjoint Yossi Deitsch du parti YaHadout HaTorah est considéré comme le principal candidat haredi, aux côtés de son collègue Yitzhak Pindrus, également adjoint au maire.

Ofer Berkovitch, député-maire et chef de la faction de l’éveil (« Hitorerut »), photographié le 18 juillet 2013 (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Il y a aussi plusieurs candidats laïques en lice pour le soutien des jeunes générations, y compris Ofer Berkowitz, 34 ans, chef de la faction Hitorerut, qui bénéficie du soutien de certains résidents religieux plus libéraux de la ville et est considéré par beaucoup comme un futur maire potentiel, même si ce n’est pas pour cette fois-ci.

Autre prétendant, Yossi Havilio, un ancien conseiller juridique municipal devenu opposant à Barkat, se tourne principalement vers la population laïque.

Peu connu, Avi Salman, a également annoncé qu’il courrait sous la candidature laïque.

Cependant, le soutien des jeunes ou des résidents laïques n’est pas susceptible de faire élire un candidat, surtout si ce soutien est partagé entre plusieurs candidats.

Meir Turgeman, membre du conseil des vétérans, aurait été considéré comme un des principaux candidats à la mairie, après avoir été le seul membre de l’opposition dans la municipalité pendant plusieurs années. Mais ses chances ont chuté il y a plusieurs semaines quand il a été arrêté pour des soupçons de corruption.

Beaucoup de choses peuvent changer d’ici les élections du 30 octobre, et le nombre de candidats est susceptible de diminuer au fur et à mesure, certains pouvant conclure des accords politiques et d’autres pouvant ne pas trouver de soutien dans leurs circonscriptions.

Une chose est certaine: Six mois avant son départ officiel, la course à la tête de Jérusalem est déjà en cours.

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