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Arrestation d’un des terroristes derrière l’attaque à la bombe de Dolev

Des médias palestiniens ont annoncé que l'armée israélienne avait arrêté Walid Muhammad Hanatsheh à proximité de Ramallah

Judah Ari Gross est le correspondant du Times of Israël pour les sujets religieux et les affaires de la Diaspora.

Des soldats israéliens participent à des opérations en Cisjordanie. (Armée israélienne)
Des soldats israéliens participent à des opérations en Cisjordanie. (Armée israélienne)

Tôt jeudi, les forces israéliennes de sécurité ont arrêté un haut responsable du groupe terroriste suspecté d’être derrière l’attaque perpétrée contre l’implantation de Dolev en août qui avait tué l’adolescente israélienne Rina Shnerb et sérieusement blessé son père et son frère, ont rapporté les médias palestiniens.

Walid Muhammad Hanatsheh, un membre de longue date du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), a été arrêté dans sa maison du village de At-Tira, à proximité de Ramallah, dans le cadre d’une série d’arrestations effectuées avant l’aube dans le centre de la Cisjordanie.

Le service de sécurité du Shin Bet a refusé de commenter les informations sur l’arrestation d’Hanatsheh. L’armée israélienne a déclaré que 13 suspects palestiniens ont été arrêté dans les raids nocturnes.

« L’enquête sur la cellule terroriste est en cours. Nous ne fournissons aucune information sur les arrestations au moment actuel », a déclaré le Shin Bet dans un communiqué

Selon des médias palestiniens, les arrestations nocturnes ont eu lieu principalement dans et autour de la ville de Ramallah, zone d’où proviendrait la cellule terroriste derrière l’attaque à la bombe de Dolev.

Des émeutes ont éclaté dans la zone de Ramallah lors des raids pour mener les arrestations. Des résidents ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur des jeeps israéliennes.

Des médias palestiniens ont annoncé que les soldats israéliens ont également fouillé la maison d’Hanatsheh, qui avait été impliqué dans des activités du FPLP au moins depuis la Seconde Intifada au début des années 2000.

Samedi soir, le Shin Bet a révélé avoir arrêté plusieurs membres de la cellule du FPLP suspectés d’avoir mené l’attaque à la bombe à la source naturelle d’En Bubin, non loin de l’implantation de Dolev dans le centre de la Cisjordanie. Peu de temps après, il a été annoncé que le chef présumé de la cellule, Samir Arbid, avait été transporté à l’hôpital Hadassah Mont Scopus de Jérusalem dans un état critique, après avoir été interrogé par le Shin Bet.

La santé d’Arbid a montré des signes d’amélioration mercredi, mais il restait dans un état critique, selon son avocat.

Mahmoud Hassan a déclaré au tribunal militaire d’Ofer que son client Arbid était toujours branché sur un respirateur à l’hôpital Hadassah avec de graves blessures internes, dont des côtes cassées et une insuffisance rénale.

Hassan a déposé un recours devant le tribunal pour la libération d’Arbid en raison de ses blessures, affirmant que son client avait « subi de graves tortures » alors qu’il était interrogé par le Shin Bet, selon des articles de médias israéliens.

Le tribunal a rejeté la demande, et a statué qu’étant donné l’amélioration de la condition d’Arbid, le Shin Bet allait surement reprendre son interrogatoire « dans les prochains jours ».

Rina Shnerb, 17 ans, tuée dans une explosion terroriste en Cisjordanie, le 23 août 2019. (Autorisation de la famille)

Si la juge a refusé le recours, elle a ordonné que le dossier médical d’Arbid soit transmis à la défense. Elle a également élargi les droits de visite pour les membres de sa famille alors qu’il se rétablit.

Le tribunal doit à nouveau se réunir jeudi pour une audience, au cours de laquelle les procureurs devraient demander la mise en détention d’Arbid jusqu’à la fin des procédures légales.

Les forces israéliennes avaient déjà arrêté Arbid, membre du groupe terroriste du Front populaire pour la libération de la Palestine, à proximité de Ramallah plus tôt en septembre. Il est suspecté d’avoir planifié l’attaque à la bombe. Il avait cependant été libéré peu après par manque de preuve.

L’homme de 44 ans a de nouveau été arrêté mercredi dernier, et selon des sources sécuritaires, le Shin Bet a reçu la permission d’avoir recours à des « mesures extraordinaires » lors de son interrogatoire. De telles mesures peuvent inclure des coups, forcer les prisonniers à rester dans des positions inconfortables, de la privation de sommeil, le port de chaîne ou la soumission des prisonniers à des températures extrêmes.

Ce type de mesure est habituellement utilisé dans les cas de recherche de « bombes à retardement » où l’on pense que le suspect pourrait fournir aux forces de sécurité des informations qui pourraient empêcher une attaque imminente.

Le ministère de la Justice a lancé une enquête sur les blessures infligées à Arbid afin d’examiner le niveau de force et les tactiques utilisées par les interrogateurs du Shin Bet.

Le président Reuven Rivlin rend visite au rabbin Eitan Shnerb, dont la fille Rina a été tuée dans une attaque à la bombe en Cisjordanie, et son fils Dvir à l’hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem, le 26 août 2019. (Mark Neiman/GPO)

D’autres suspects arrêtés dans le sillage de l’attaque mortelle, Qassem a-Karim Rajah Shibli et Yasan Hasin Hasni Majama, ont déjà été emprisonnés en Israël en raison de leur implication dans des activités terroristes, selon le Shin Bet.

Le Shin Bet a déclaré qu’il avait aussi arrêté Nizam Sami Yousef Ulad Mahmoud, âgé de 21 ans, qui est suspecté d’être un membre de la cellule d’Arbid. Il est membre du groupe étudiant FPLP à l’université Bir Zeit en Cisjordanie.

Le Shin Bet a dit être à la recherche d’autres membres de la cellule terroriste.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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