Attentat Hariri : Peine le 11 décembre pour l’accusé reconnu couplable
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Attentat Hariri : Peine le 11 décembre pour l’accusé reconnu couplable

Salim Ayyash, membre présumé du Hezbollah, a été reconnu coupable notamment "d'homicide intentionnel"

Des secouristes et des soldats autour d'un cratère massif entraîné par une attaque à la bombe qui a pris pour cible l'escorte de l'ancien Premier ministre Rafik Hariri à Beyrouth, au Liban, le 14 février 2005. (Crédit : AP Photo)
Des secouristes et des soldats autour d'un cratère massif entraîné par une attaque à la bombe qui a pris pour cible l'escorte de l'ancien Premier ministre Rafik Hariri à Beyrouth, au Liban, le 14 février 2005. (Crédit : AP Photo)

Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) prononcera le 11 décembre la peine d’un membre présumé du mouvement terroriste chiite libanais du Hezbollah, reconnu coupable en août d’avoir participé à l’assassinat en 2005 de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri.

Jugé par contumace aux côtés de trois autres accusés, Salim Ayyash, le principal suspect dans l’affaire, a été le seul reconnu coupable pour son rôle dans l’attentat-suicide à Beyrouth qui avait fait 22 morts, dont le milliardaire sunnite.

« La peine sera prononcée au cours d’une audience publique qui se tiendra le vendredi 11 décembre 2020 à partir de 10H00 » (09H00 GMT), a déclaré le TSL dans un communiqué mardi.

« La Chambre de première instance va maintenant infliger une peine au titre de chacun des chefs d’accusation dont M. Ayyash a été reconnu coupable ou une peine unique reflétant la totalité de son comportement criminel », a ajouté le tribunal, qui siège à Leidschendam, près de La Haye.

Salim Ayyash, 57 ans, était à la tête de l’équipe qui a mené l’attaque et a été reconnu coupable notamment « d’homicide intentionnel ». Les trois autres suspects ont été acquittés.

M. Ayyash risque la prison à perpétuité, bien qu’aucun des accusés n’ait jamais été remis au TSL, mis en place après une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.

Rafic Hariri, Premier ministre libanais jusqu’à sa démission en octobre 2004, a été tué en février 2005, lorsqu’un kamikaze a fait sauter une camionnette remplie d’explosifs au passage de son convoi blindé, faisant 226 blessés.

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