Attentat sanglant de Nice : vives condamnations de pays arabes et de l’AP
Rechercher

Attentat sanglant de Nice : vives condamnations de pays arabes et de l’AP

Les pays du Golfe, la Ligue arabe et l'Iran ont condamné vendredi dans les termes les plus vifs l'attentat de Nice qui a fait au moins 84 morts

Le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi au Caire, le 17 avril 2016. (Crédit : Khaled Desouki/AFP)
Le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi au Caire, le 17 avril 2016. (Crédit : Khaled Desouki/AFP)

L’Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas a condamné « un acte lâche, terroriste et sauvage » qui « affecte la France, mais aussi la liberté, l’égalité et la fraternité ».

Le chef de la Ligue des Etats arabes, Ahmed Aboul Gheit, a lui aussi qualifié l’attaque de « terroriste et lâche ».

A Ryad, un porte-parole officiel a dénoncé l’attaque « terroriste ignoble » perpétrée jeudi soir à Nice (sud-est), où un camion a foncé sur la foule qui assistait au feu d’artifice à l’occasion de la fête nationale. Des dizaines de personnes ont été également blessées alors que l’assaillant a été abattu par la police.

Le royaume saoudien, frappé il y a une dizaine des jours par des attentats meurtriers, assure la France « amie » de sa « solidarité et de sa coopération pour affronter ensemble les actes terroristes sous toutes leurs formes », a ajouté le porte-parole, cité par l’agence Spa.

A Abou Dhabi, le ministre des Affaires étrangères Abdallah ben Zayed Al-Nahyane a « dénoncé un crime ignoble » et fait part de « la totale solidarité et du soutien » de son pays à la France « dans toutes les mesures qu’elle entreprend ».

Après « ce crime terroriste abominable », tous les pays « doivent œuvrer fermement et sans hésitation pour lutter contre le terrorisme », a-t-il dit dans un communiqué publié par l’agence Wam.

L’Arabie saoudite et les Emirats sont avec la France membres de la coalition internationale qui, sous la conduite des Etats-Unis, lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.

L’attentat n’a pas encore été revendiqué mais le président français François Hollande a souligné que « toute la France » était « sous la menace du terrorisme islamiste » en dénonçant l’attaque de Nice.

Les six monarchies arabes du Golfe ont condamné l’attaque « terroriste ».

En Egypte, le président Abdel Fattah al-Sissi, dont le pays fait face à des attentats jihadistes, a réaffirmé « la pleine solidarité de l’Egypte avec la France amie » et le soutien de son pays « aux efforts internationaux en matière de lutte contre le terrorisme ».

Le terrorisme « ne connaît pas de frontières et détruit la vie d’innocents à travers le monde », a souligné le président égyptien dans un communiqué. « De tels actes renforcent la détermination des pays et des peuples épris de paix pour combattre et vaincre le terrorisme ».

De son côté, le grand mufti d’Egypte Shawki Allam a qualifié l’assaillant de Nice d' »extrémiste qui marche dans les pas du diable. L’islam n’a jamais appelé à faire couler le sang ».

La plus haute institution de l’islam sunnite en Egypte, Al-Azhar, a condamné vendredi l’attentat de Nice qui a fait plus de 80 morts, appelant à l’unité pour « débarrasser le monde du terrorisme ».

« Ces attaques terroristes abominables contredisent les enseignements de l’islam », a-t-elle dit dans un communiqué. « Al-Azhar affirme la nécessité d’unir les efforts pour vaincre le terrorisme ».

La Tunisie a « fortement condamné » vendredi « l’attaque lâche » commise par un Franco-tunisien, qui a fait au moins 84 morts à Nice, son président Béji Caïd Essebsi appelant à la « solidarité » dans la lutte contre le terrorisme.

« La Tunisie condamne fortement l’attaque terroriste lâche qui a visé la ville de Nice » (sud-est de la France) et « exprime ses vives condoléances à la France et à son peuple », a indiqué dans un communiqué le ministère tunisien des Affaires étrangères.

Elle « réitère l’expression de son soutien total à la France dans ses efforts visant à lutter contre le fléau du terrorisme », a-t-il ajouté.

Sollicitée par l’AFP, la présidence de la République a par ailleurs indiqué que le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, s’était rendu en matinée à la résidence de France, près de Tunis, pour « exprimer sa consternation, sa solidarité et sa profonde tristesse » à l’ambassadeur François Gouyette.

« C’est un acte ignoble et nous le combattrons ensemble, en nous montrant solidaires. (…) Ses pays amis ont besoin d’une France forte », a-t-il ajouté, selon la même source.

M. Essebsi a en outre adressé un courrier à son homologue français François Hollande, a-t-on précisé.

Le chauffeur du camion qui a foncé dans la foule jeudi soir, tuant au moins 84 personnes avant d’être abattu par la police, a été « formellement identifié ». Il s’agit d’un Franco-Tunisien domicilié à Nice.

La Tunisie, tout comme la France, a été frappée depuis début 2015 par une série d’attaques jihadistes qui ont fait des dizaines de victimes, dont 59 touristes étrangers.

L’état d’urgence, instauré après un attentat suicide en plein Tunis le 24 novembre (12 agents de la sécurité présidentielle tués), a été prolongé le mois dernier.

Les deux pays, qui figurent parmi les nations comptant le plus de ressortissants au sein d’organisations jihadistes dont le groupe extrémiste Etat islamique (EI), ont annoncé à l’automne dernier un renforcement de leur coopération sécuritaire.

L’Iran a « offert » ses condoléances à la France après « l’acte criminel terroriste à Nice ». « Comme nous l’avons dit dans le passé, le terrorisme est un fléau qui ne peut être déraciné sans une unité et une collaborations internationales ».

Selon l’agence de presse iranienne Isna, le président de l’Assemblée nationale française Claude Bartolone a reporté une visite à Téhéran prévue ce weekend.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...