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Attentats de Bruxelles: l’accusation veut voir Abdeslam condamné comme « coauteur »

Le Français de 33 ans nie son implication dans ces attaques-suicides perpétrées par le groupe jihadiste qui était déjà à l'origine du 13 novembre

Salah Abdeslam, suspect des attentats de Paris du 13 novembre 2015 et de Bruxelles du 22 mars 2016. (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Salah Abdeslam, suspect des attentats de Paris du 13 novembre 2015 et de Bruxelles du 22 mars 2016. (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Salah Abdeslam encourt une nouvelle peine de prison à vie. Le parquet fédéral belge a réclamé jeudi la condamnation du jihadiste français comme « coauteur » des attentats qui avaient fait 32 morts à Bruxelles en mars 2016, quatre mois après ceux du 13 novembre 2015 en France.

Le Français de 33 ans nie son implication dans ces attaques-suicides perpétrées par le groupe qui était déjà à l’origine du 13 novembre. Lui-même a été arrêté quatre jours auparavant.

Mais selon la procureure fédérale Paule Somers, « pas besoin de connaître les détails, la date et la cible précise, pour être coauteur d’une attaque terroriste ».

« Il a porté assistance en toute connaissance de cause à la cellule », a affirmé la magistrate devant la Cour d’assises de Bruxelles, au troisième jour d’un réquisitoire examinant au cas par cas les charges pour chacun des dix accusés.

Déjà condamné à Paris en 2022 à la perpétuité incompressible pour le 13 novembre (130 morts à Paris et Saint-Denis, en proche banlieue parisienne), Abdeslam doit répondre à Bruxelles d' »assassinats à caractère terroriste », comme huit autres accusés.

Et comme pour les « coauteurs » déjà pointés du doigt par l’accusation, dont son ami d’enfance Mohamed Abrini, la procureure fédérale a demandé à la cour de retenir « 36 assassinats » et non pas 32.

Le bureau des arrivées et des départs derrière des fenêtres détruites à l’aéroport Zaventem de Bruxelles, le 23 mars 2016. (Crédit : AP/Geert Vanden Wijngaert, Pool)

Elle estime que les attentats ont entraîné ultérieurement la mort de quatre autres personnes, dont une jeune femme restée traumatisée qui est décédée par euthanasie l’an dernier.

Dans un exposé de trois heures, Paule Somers a détaillé tous les éléments de culpabilité pendant le séjour « clandestin » d’Abdeslam auprès des membres de la cellule jihadiste retranchés à Bruxelles après les attaques parisiennes – également revendiquées par le groupe Etat islamique (EI).

Un séjour qui selon elle démontre qu’il a été associé à tous les préparatifs en vue de frapper à nouveau le sol européen.

« Hautement radicalisés »

Dans la « deuxième cellule terroriste » déployée par l’EI (en considérant qu' »une première » constituée de neuf jihadistes n’a pas survécu aux opérations de novembre 2015 en France), Abdeslam est un combattant à part entière qui a « la confiance » du groupe pour participer à d’autres attaques, a dit Mme Somers.

Il a laissé une lettre retrouvée par les enquêteurs dans laquelle il écrit vouloir « finir le travail avec ses frères », a-t-elle relevé.

Pour la procureure, cela contredit les explications données au procès par Abdeslam, selon lesquelles il voulait « partir en Syrie » après avoir survécu au 13 novembre en raison d’une ceinture d’explosifs défectueuse.

Après les attaques de Paris, le groupe replié à Bruxelles « vit en vase clos, récolte des armes, envisage des cibles et Abdeslam n’est pas du tout mis à l’écart ».

« Salah Abdeslam a passé trois mois et demi avec ses frères hautement radicalisés, il est lui-même radicalisé et veut venger la mort de son frère (Brahim, mort en commettant un attentat suicide à Paris, ndlr), il a écrit des lettres d’adieux à sa famille, (…) le projet d’attentat est certain, il le connaît! », a martelé Mme Somers.

Elle a cité des déclarations d’Abrini devant les enquêteurs assurant que « si vous êtes dans les planques, c’est que vous étiez prévu pour les attaques ». Un des points clés de l’accusation.

Le matin du 22 mars 2016, deux hommes s’étaient fait exploser à l’aéroport international de Bruxelles-Zaventem, et un troisième une heure plus tard dans un métro bondé en plein quartier européen.

Outre les personnes qui ont péri, de multiples nationalités, l’acte d’accusation a recensé environ 700 blessés ou traumatisés.

Un millier de personnes se sont portées parties civiles au procès entamé en décembre, le plus important jamais organisé devant un jury populaire de cour d’assises en Belgique.

Après le réquisitoire, prévu jusqu’à mardi prochain inclus, viendra le temps des plaidoiries, pour environ quatre semaines. Un premier verdict sur les culpabilités est attendu courant juillet.

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