Rechercher

Ben Gvir pointe une arme sur des vigiles lors d’un affrontement dans un parking

Le député dit avoir eu le sentiment que sa vie était en danger ; des vidéos montrent le garde et Ben Gvir échanger des menaces dans un parking souterrain de Tel Aviv

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Capture d'écran de la vidéo du député Itamar Ben Gvir, avec un pistolet dans sa main droite, lors d'une altercation avec des gardes de sécurité arabes au centre de conférence Expo Tel Aviv, le 21 décembre 2021. (Crédit : Twitter)
Capture d'écran de la vidéo du député Itamar Ben Gvir, avec un pistolet dans sa main droite, lors d'une altercation avec des gardes de sécurité arabes au centre de conférence Expo Tel Aviv, le 21 décembre 2021. (Crédit : Twitter)

Itamar Ben Gvir, un législateur d’extrême droite du parti d’opposition Sionisme religieux, a dégainé son pistolet lors d’une altercation mardi avec des gardes de sécurité arabes au sujet d’une place de stationnement au centre de conférences Expo Tel Aviv.

Ben Gvir était arrivé pour un événement au centre lorsque les gardes lui ont demandé de déplacer sa voiture, car elle était apparemment garée sur une place interdite.

Une dispute a éclaté, Ben Gvir affirmant que les deux agents de sécurité l’ont menacé de manière agressive, lui donnant l’impression que sa vie était en danger.

Les agents de sécurité ne semblaient pas être armés.

Le président de Lehava, Benzi Gopstein, à droite, et son avocat (désormais député), Itamar Ben Gvir, à gauche, arrivent au tribunal de première instance de Jérusalem, le 8 juin 2020. (Yonatan Sindel/Flash90/File)

L’altercation a été filmée par l’un des agents de sécurité et, semble-t-il, par Bentzi Gopstein, chef de l’organisation d’extrême droite anti-LGBTQ Lehava, qui accompagnait Ben Gvir à l’événement.

Dans l’un des clips, on peut voir Ben Gvir dégainer son arme, la brandir brièvement pour la montrer aux gardes, puis la garder baissée à côté de lui alors qu’il s’avance vers les deux hommes en criant : « Vous ne me menacez pas, je vais m’occuper de vous ».

Dans la vidéo de Gopstein, on peut voir le garde crier à l’entourage de Ben Gvir : « Si vous êtes de vrais hommes, venez vers moi, tous, sans armes, je vous en**** tous ».

Ben Gvir, qui a affirmé avoir proposé de déplacer sa voiture, a appelé la police, qui a interrogé à la fois le député de la Knesset et les vigiles.

« L’incident aurait pu se terminer par une catastrophe », a déclaré Ben Gvir dans un communiqué. « J’ai vu devant moi des agents de sécurité avec de la haine dans les yeux qui m’ont maudit et menacé de me faire du mal. À tout moment, ils auraient pu commettre des actes de violence qui auraient mis ma vie en danger. »

Ben Gvir a exhorté la police à déposer des actes d’accusation contre les gardes, disant qu’ils devraient être en prison pour le bien de la sécurité publique.

Le parti Sionisme religieux a déclaré dans un communiqué que « l’agression contre le député Itamar Ben Gvir » était une « affaire sérieuse qui ne peut être ignorée ».

Le parti a ajouté que, contrairement à certains députés de la coalition qui ont bénéficié d’une sécurité renforcée en raison des menaces qui pesaient sur eux, « lorsque le député Ben Gvir est agressé, certains essaient de le blâmer. L’hypocrisie est insupportable ».

La députée travailliste Naama Lazimi a déclaré que la présence de Ben Gvir au Parlement était « une honte pour tout Israël » et qu’il devrait être en prison.

Elle a demandé que des sanctions soient imposées à son encontre, s’adressant à Israel National News, et a ajouté : « Ben Gvir ne doit pas être réélu à la Knesset. »

Ben Gvir a déjà affirmé que des menaces pesaient sur lui et a demandé une protection spéciale.

En octobre, Ben Gvir a été impliqué dans un affrontement physique avec un législateur arabe, le député Ayman Odeh, qui dirige la Liste arabe unie, un parti à majorité arabe. Les deux hommes se sont affrontés à l’hôpital Kaplan de Rehovot, où était soigné un gréviste de la faim palestinien soupçonné de terrorisme.

La députée travailliste Naama Lazimi (Crédit: Tomer Neuberg/Flash90)

La Garde de la Knesset a ensuite convoqué Ben Gvir pour un « rappel des règles ».

Ben Gvir a été autorisé à porter l’arme par la Garde de la Knesset.

Mossi Raz (Meretz) a pour sa part soumis une question parlementaire au ministère de la Sécurité publique concernant les permis de port d’arme pour les condamnés. Ben Gvir a en effet été condamné à plusieurs reprises, notamment pour avoir soutenu un groupe terroriste.

« Je demande au ministre de la Sécurité intérieure d’examiner en profondeur la politique qui permet à Ben Gvir, qui a été condamné pour de graves délits criminels, de tenir une arme à la main », a déclaré Raz suite à a diffusion de la vidéo.

« Ce qui les dérange n’est pas que j’ai tenu une arme à la main, mais que j’ai osé me défendre », a plus tard écrit Ben Gvir sur Twitter.

L’un des agents de la sécurité a dit à la Douzième chaîne que l’altercation avait commencé parce qu’ils ont fait remarquer à Ben Gvir que sa voiture stationnait sur une place interdite.

« Il a pointé son arme sur nous et nous a traités de ‘chiens arabes’, et c’est nous qui avons fait l’objet d’une enquête toute la nuit », dit-il.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...