Ben Gvir pointe une arme sur des vigiles lors d’un affrontement dans un parking
Le député dit avoir eu le sentiment que sa vie était en danger ; des vidéos montrent le garde et Ben Gvir échanger des menaces dans un parking souterrain de Tel Aviv
Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Itamar Ben Gvir, un législateur d’extrême droite du parti d’opposition Sionisme religieux, a dégainé son pistolet lors d’une altercation mardi avec des gardes de sécurité arabes au sujet d’une place de stationnement au centre de conférences Expo Tel Aviv.
Ben Gvir était arrivé pour un événement au centre lorsque les gardes lui ont demandé de déplacer sa voiture, car elle était apparemment garée sur une place interdite.
Une dispute a éclaté, Ben Gvir affirmant que les deux agents de sécurité l’ont menacé de manière agressive, lui donnant l’impression que sa vie était en danger.
Les agents de sécurité ne semblaient pas être armés.
L’altercation a été filmée par l’un des agents de sécurité et, semble-t-il, par Bentzi Gopstein, chef de l’organisation d’extrême droite anti-LGBTQ Lehava, qui accompagnait Ben Gvir à l’événement.
Dans l’un des clips, on peut voir Ben Gvir dégainer son arme, la brandir brièvement pour la montrer aux gardes, puis la garder baissée à côté de lui alors qu’il s’avance vers les deux hommes en criant : « Vous ne me menacez pas, je vais m’occuper de vous ».
Dans la vidéo de Gopstein, on peut voir le garde crier à l’entourage de Ben Gvir : « Si vous êtes de vrais hommes, venez vers moi, tous, sans armes, je vous en**** tous ».
Ben Gvir, qui a affirmé avoir proposé de déplacer sa voiture, a appelé la police, qui a interrogé à la fois le député de la Knesset et les vigiles.
חבר הכנסת איתמר בן גביר שולף אקדח לעבר עובדים ערבים בחניון גני התערוכה בתל אביב. הצדדים התעמתו סביב חנייה. בן גביר טוען שהעימות החל בגלל שהם קיללו ואיימו על חייו. בתיעוד נוסף אחד מהם נשמע אומר: "אם אתם גברים תבואו כולכם בלי נשק, אני מזיין אתכם, כולכם פה" pic.twitter.com/eSjFutSyvl
— Ran Shimoni (@ran_shimoni) December 22, 2021
« L’incident aurait pu se terminer par une catastrophe », a déclaré Ben Gvir dans un communiqué. « J’ai vu devant moi des agents de sécurité avec de la haine dans les yeux qui m’ont maudit et menacé de me faire du mal. À tout moment, ils auraient pu commettre des actes de violence qui auraient mis ma vie en danger. »
Ben Gvir a exhorté la police à déposer des actes d’accusation contre les gardes, disant qu’ils devraient être en prison pour le bien de la sécurité publique.
Le parti Sionisme religieux a déclaré dans un communiqué que « l’agression contre le député Itamar Ben Gvir » était une « affaire sérieuse qui ne peut être ignorée ».
Le parti a ajouté que, contrairement à certains députés de la coalition qui ont bénéficié d’une sécurité renforcée en raison des menaces qui pesaient sur eux, « lorsque le député Ben Gvir est agressé, certains essaient de le blâmer. L’hypocrisie est insupportable ».
הגעתי לחניון בגני התערוכה ושני מאבטחים ערבים ניסו לתקוף אותי. שלומי טוב, המשטרה בדרכה למקום. pic.twitter.com/b03vV0VJeW
— איתמר בן גביר (@itamarbengvir) December 21, 2021
La députée travailliste Naama Lazimi a déclaré que la présence de Ben Gvir au Parlement était « une honte pour tout Israël » et qu’il devrait être en prison.
Elle a demandé que des sanctions soient imposées à son encontre, s’adressant à Israel National News, et a ajouté : « Ben Gvir ne doit pas être réélu à la Knesset. »
Ben Gvir a déjà affirmé que des menaces pesaient sur lui et a demandé une protection spéciale.
En octobre, Ben Gvir a été impliqué dans un affrontement physique avec un législateur arabe, le député Ayman Odeh, qui dirige la Liste arabe unie, un parti à majorité arabe. Les deux hommes se sont affrontés à l’hôpital Kaplan de Rehovot, où était soigné un gréviste de la faim palestinien soupçonné de terrorisme.
La Garde de la Knesset a ensuite convoqué Ben Gvir pour un « rappel des règles ».
Ben Gvir a été autorisé à porter l’arme par la Garde de la Knesset.
Mossi Raz (Meretz) a pour sa part soumis une question parlementaire au ministère de la Sécurité publique concernant les permis de port d’arme pour les condamnés. Ben Gvir a en effet été condamné à plusieurs reprises, notamment pour avoir soutenu un groupe terroriste.
« Je demande au ministre de la Sécurité intérieure d’examiner en profondeur la politique qui permet à Ben Gvir, qui a été condamné pour de graves délits criminels, de tenir une arme à la main », a déclaré Raz suite à a diffusion de la vidéo.
« Ce qui les dérange n’est pas que j’ai tenu une arme à la main, mais que j’ai osé me défendre », a plus tard écrit Ben Gvir sur Twitter.
L’un des agents de la sécurité a dit à la Douzième chaîne que l’altercation avait commencé parce qu’ils ont fait remarquer à Ben Gvir que sa voiture stationnait sur une place interdite.
« Il a pointé son arme sur nous et nous a traités de ‘chiens arabes’, et c’est nous qui avons fait l’objet d’une enquête toute la nuit », dit-il.







