Broshi réclame 300 000 shekels à Gabbay qui l’a qualifié de « délinquant sexuel »
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Broshi réclame 300 000 shekels à Gabbay qui l’a qualifié de « délinquant sexuel »

Après que le chef du parti travailliste a rejeté sa demande d'excuses, le député a déposé plainte, clamant qu'il faisait l'objet d'un "procès humiliant par un tribunal illégitime"

Eitan Broshi, député du Parti travailliste de la faction de l'Union sioniste, lors d'une réunion de la Commission des finances à la Knesset, 30 avril 2018. (Miriam Alster/Flash90)
Eitan Broshi, député du Parti travailliste de la faction de l'Union sioniste, lors d'une réunion de la Commission des finances à la Knesset, 30 avril 2018. (Miriam Alster/Flash90)

Le député travailliste Eitan Broshi a porté plainte mercredi pour diffamation, réclamant 300 000 shekels de dédommagement, contre le leader du parti Avi Gabbay qui l’a qualifié de « délinquant sexuel » et qui a refusé de revenir sur ses paroles en dépit d’un ultimatum exigeant des excuses.

La plainte, déposée devant la cour des magistrats de Tel Aviv par l’avocat de Broshi, Ilan Bombach, a prétendu que « le plaignant a fait l’objet d’un procès humiliant de la part d’un tribunal illégitime dans un post sur Twitter, qui a rapidement donné lieu à un hideux lynchage [en ligne].

Broshi a été appelé par des membres de son parti à présenter sa démission suite à des accusations de harcèlement sexuel envers une femme dans un ascenseur, il y a 15 ans. Il a également touché récemment de manière inappropriée une législatrice de sa formation, s’excusant par la suite pour ces agissements.

Le parti travailliste, aux côtés de la formation Hatnua, forment l’Union sioniste, principale faction d’opposition.

Après que l’agression présumée survenue dans un ascenseur a été rendue publique dimanche par la Dixième chaîne, Gabbay, qui est également à la tête de l’Union sioniste, avait temporairement suspendu Broshi et écrit dans un tweet qu’il n’y a « pas de place pour les délinquants sexuels, que ce soit dans la rue ou à la Knesset ».

Le président de l’Union sioniste Avi Gabbay dirige une réunion à la Knesset le 7 mai 2018. (Miriam Alster / Flash90)

Broshi a « complètement rejeté ces accusations », a écrit son avocat dans la plainte.

Il a expliqué que Broshi avait été suspendu par Gabbay sans même une audience, comme l’exigent les règles du parti, ajoutant que ce dernier a également « tenté tout ce qu’il a pu pour prouver son ‘leadership’ au détriment du plaignant et il a, de manière flagrante et brutale, ignoré les prescriptions obligatoires de la formation travailliste et bafoué le nom de Broshi devant la nation entière, tout en lui attribuant le statut immonde de ‘délinquant sexuel’. » ”

« Sans vérifier les faits », a-t-il continué, » Gabbay a pris la décision de le suspendre au dernier moment ».

La députée de l’Union sioniste Ayelet Nahmias-Verbin. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Gabbay a réagi à la plainte déposée à son encontre en disant qu’un « espace public et protégé pour les femmes est un objectif pour lequel nous continuerons de nous battre. Les tentatives d’intimidation n’auront aucune influence sur ce sujet ». Le même communiqué avait été émis par Gabbay après que Broshi a publiquement demandé des excuses, lundi.

Il y a deux semaines, la députée travailliste Ayelet Nahmias-Verbin avait accusé Broshi de l’avoir touchée de manière inappropriée sur les fesses durant une sortie des membres de la formation. Elle avait accepté ses excuses consécutivement à l’incident.

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