Cinq choses à savoir sur Jérusalem
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Cinq choses à savoir sur Jérusalem

A jérusalem, en dehors des périodes de tensions, juifs et Palestiniens vivent côte à côte, interagissant dans le domaine professionnel

Les drapeaux israéliens flottent au vent alors que le Dôme du Rocher est vu en arrière-plan, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 5 décembre 2017. (Crédit : AFP / Thomas Coex)
Les drapeaux israéliens flottent au vent alors que le Dôme du Rocher est vu en arrière-plan, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 5 décembre 2017. (Crédit : AFP / Thomas Coex)

Jérusalem suscite une fois de plus de violentes émotions dans le monde à l’heure où le président américain Donald Trump a annoncé mercredi considérer la ville comme la capitale d’Israël.

Quelques aspects de la ville et de ses près de 900 000 habitants, dont 300 000 Palestiniens.

Statut

Israël a pris le contrôle de la partie orientale de Jérusalem aux dépens de la Jordanie pendant la guerre de 1967 et l’a ensuite annexée. La communauté internationale n’a jamais reconnu cette annexion et les ambassades sont installées à Tel-Aviv, mais Israël a déclaré que la ville était sa capitale « indivisible ».

Les Palestiniens voient Jérusalem Est comme la capitale de leur futur Etat.

La Vieille Ville, située à Jérusalem Est, abrite des sites sacrés du judaïsme, du christianisme et de l’islam.

Indivisible mais divisée

La population de Jérusalem est divisée entre Israéliens et Palestiniens, ainsi qu’au sein de la population juive entre un tiers se définissant comme ultra-orthodoxes (observant rigoureusement les lois du judaïsme dans tous les aspects de la vie), un tiers comme simplement religieux et un dernier tiers comme laïcs.

Les Palestiniens de Jérusalem ont un statut de résidents permanents qui leur donne accès aux services israéliens. Ils ne peuvent voter aux élections nationales israéliennes mais le peuvent aux municipales, ce que fait une infime minorité.

Les ONG les soutenant dénoncent constamment l’inégalité –aux dépens de la partie orientale de la ville– des moyens alloués aux services publics, dans les domaines de l’éducation, de l’entretien des rues ou encore du ramassage des poubelles.

En dehors des périodes de tensions, juifs et Palestiniens vivent côte à côte, interagissant dans le domaine professionnel comme les hôpitaux mais guère au-delà en dehors de rares espaces de coexistence, par exemple l’école bilingue hébreu-arabe Max Hayne « main dans la main ».

Destination touristique

Selon le Bureau des statistiques israélien, 78 % des plus de trois millions de touristes entrés en Israël en 2016 ont visité Jérusalem. Les destinations les plus populaires sont le mur Occidental et le quartier juif de la Vieille Ville, suivis des lieux saints chrétiens, le Saint-Sépulcre et la Via Dolorosa, également dans la Vieille Ville fortifiée.

Le mémorial de l’Holocauste Yad Vashem et le musée d’Israël, qui héberge les manuscrits de la mer Morte, sont également très visités.

Universitaire et culturelle

L’université hébraïque, dont les pères fondateurs sont Albert Einstein et Sigmund Freud, l’Académie des arts et du design de Bezalel, l’école de cinéma et de télévision Sam Spiegel et le studio d’acteurs Nissan Nativ sont des institutions où se côtoient Israéliens et Palestiniens et d’où sort une partie de l’avant-garde locale.

Le Théâtre national palestinien est l’un des rares établissements culturels de Jérusalem-Est: les autorités israéliennes ne permettent pas à l’Autorité palestinienne de financer des activités dans la ville.

La ville accueille par ailleurs plusieurs festivals de danse, de musique et de cinéma, la plupart subventionnés par la municipalité, qui essaie aussi d’attirer les entreprises high-tech.

Syndrome de Jérusalem

Jérusalem est l’une des rares villes à avoir donné son nom à un trouble psychique, affectant les touristes qui se retrouvent submergés par le sentiment religieux au point de se prendre pour des personnages de la Bible. Le syndrome est rare et frappe surtout des pèlerins protestants venus de petites villes des Etats-Unis ou de Scandinavie élevés dans des familles pieuses. Les symptômes ne durent pas longtemps, et les médicaments peuvent aider à ramener les patients à leur état normal en quelques jours.

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