Copernic : le Canada prêt à étudier une 2e demande d’extradition de la France
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Copernic : le Canada prêt à étudier une 2e demande d’extradition de la France

"Si on reçoit une demande d'extradition de la France, ça va être analysé de façon rigoureuse et en bonne et due forme," a déclaré Justin Trudeau

Scène de l'attentat contre la synagogue de la rue de Copernic, à Paris, en 1980. (Crédit : AFP)
Scène de l'attentat contre la synagogue de la rue de Copernic, à Paris, en 1980. (Crédit : AFP)

Le Canada étudiera « de façon rigoureuse » toute nouvelle demande de la France d’extrader le Libano-Canadien Hassan Diab, renvoyé devant une cour d’assises pour l’attentat de la rue Copernic en 1980, a affirmé mardi le Premier ministre Justin Trudeau.

Le chef du gouvernement était interrogé pour savoir s’il comptait intervenir politiquement dans ce dossier afin de bloquer une éventuelle deuxième extradition vers la France de M. Diab, unique suspect de cet attentat survenu le 3 octobre 1980.

« Si on reçoit une demande d’extradition de la France, ça va être analysé de façon rigoureuse et en bonne et due forme », s’est borné à répondre Justin Trudeau, lors d’un point-presse.

En matière d’extradition au Canada, un juge rend sa décision à l’issue d’un processus souvent long, mais le dernier mot revient au ministre de la Justice, qui peut s’y opposer.

La semaine dernière, la justice française a validé le renvoi de M. Diab devant une cour d’assises pour cet attentat qui avait fait 4 morts et 46 blessés près d’une synagogue à Paris.

Dans la foulée, la défense et les soutiens de Hassan Diab, âgé de 67 ans, avaient une nouvelle fois appelé Justin Trudeau à mettre un terme à « cette erreur judiciaire » en refusant de l’extrader une deuxième fois vers la France.

M. Diab, qui n’a cessé de clamer son innocence, avait été extradé vers la France en 2014. Il est retourné au Canada dès sa sortie de prison après un non-lieu accordé en janvier 2018, au terme de trois ans de détention provisoire.

En juin 2018, M. Trudeau avait apporté son soutien à l’universitaire installé à Ottawa, estimant que « ce qui lui est arrivé n’aurait jamais dû arriver ».

Après la décision de la Cour de cassation de le renvoyer devant une cour d’assises, le ministère canadien de la Justice avait estimé qu’il serait « inapproprié de spéculer sur toute demande potentielle d’extradition du Dr Diab vers la France ».

Au Canada, « les extraditions sont menées conformément à la Loi sur l’extradition, aux traités internationaux et à la Charte canadienne des droits et libertés », avait-il ajouté dans un communiqué.

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