Coronavirus : Abou Dhabi commence la vaccination du public
Rechercher

Coronavirus : Abou Dhabi commence la vaccination du public

Au moins 45 hôpitaux et cliniques ont été équipés du vaccin chinois Sinopharm, fiable à 86 %

Abou Dhabi (Emirats arabes unis) au crépuscule. (Crédit : vwalakte; iStock by Getty Images)
Abou Dhabi (Emirats arabes unis) au crépuscule. (Crédit : vwalakte; iStock by Getty Images)

La capitale émiratie Abou Dhabi a commencé lundi à vacciner le public contre le nouveau coronavirus, selon une autorité sanitaire locale, cinq jours après que les Emirats ont approuvé le vaccin du géant chinois du médicament Sinopharm.

Le pays du Golfe est l’un des premiers à avoir commencé l’administration d’un vaccin à grande échelle, après le Royaume-Uni le 9 décembre ou encore les Etats-Unis ce lundi, qui utilisent eux le vaccin mis au point par l’allemand BioNTech et le géant américain Pfizer.

Les résidents d’Abou Dhabi peuvent désormais prendre rendez-vous par l’intermédiaire de la ligne d’assistance téléphonique des services de santé de la capitale (SEHA), a pu confirmer l’AFP lors d’un appel.

Selon la presse locale, au moins 45 hôpitaux et cliniques ont été équipés du vaccin Sinopharm, ayant, selon les autorités émiraties, une efficacité de 86 %. Aucune étude à ce sujet n’a toutefois été publiée côté chinois, suscitant des critiques sur le manque de transparence.

Les Emirats ont officiellement enregistré plus de 186 000 cas de contamination depuis le début de la pandémie, dont 618 décès.

La vie a largement repris dans l’émirat touristique de Dubaï, après un confinement strict au printemps.

Ailleurs dans le Golfe, Bahreïn a officiellement validé, au début du mois, les deux vaccins, Sinopharm et Pfizer-BioNTech. L’Arabie saoudite n’a approuvé la semaine dernière que le second.

La Chine a actuellement quatre vaccins en phase finale de tests, dont trois sont des dispositifs inertes, faciles à transporter à distribuer, à la différence par exemple du vaccin de Pfizer-BioNTech qui doit être conservé à -70 degrés.

Plusieurs tests de masse sur des humains ont été menés par les laboratoires chinois dans un certain nombre de pays, dont le Brésil, les Emirats et la Turquie.

Au Pérou, les essais cliniques d’un vaccin Sinopharm ont été suspendus après que des problèmes neurologiques ont été détectés chez un volontaire.

Par le passé, l’industrie pharmaceutique chinoise a été mise en cause lors de scandales de vaccins frelatés, ce qui pourrait refroidir certains acheteurs étrangers.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...