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Couverture du conflit Israël/Hamas: Le PDG de l’AFP juge certaines accusations « infamantes »

Au-delà des critiques externes, la couverture du conflit a suscité un vif débat à l'intérieur même de l'AFP, l'une des trois agences de presse mondiales avec AP et Reuters

Le siège de l'Agence France-Presse, place de la Bourse, à Paris, en 2021. (Crédit : Claude Truong-Ngoc/L'Applipédia/CC BY-SA 3.0)
Le siège de l'Agence France-Presse, place de la Bourse, à Paris, en 2021. (Crédit : Claude Truong-Ngoc/L'Applipédia/CC BY-SA 3.0)

Le PDG de l’AFP, Fabrice Fries, a jugé « grave et infamant » que l’agence ait été accusée d’être « un vecteur de la montée de l’antisémitisme » lors de polémiques sur sa couverture de la guerre Israël-Hamas, mardi durant une audition devant le Sénat.

Au-delà « d’accusations parfois outrancières », « le débat sur la couverture du conflit » est « légitime », a également estimé M. Fries, en niant tout « biais » de la part de l’AFP.

Il a ainsi concédé que l’AFP avait fait « un raté » le 23 octobre, en ne consacrant pas de dépêche en français le jour même à la première projection en Israël des images des massacres perpétrés le 7 octobre par le Hamas.

Des sources internes à l’AFP ont pourtant rapporté au Figaro que le choix initial de ne pas consacrer de dépêche à l’évènement avait été contesté au sein de l’agence et, face à la polémique soulevée, l’agence avait assumé sa décision en expliquant que . « la rédaction a estimé que les éléments présentés n’apportaient pas d’informations nouvelles sur le fond par rapport aux reportages et témoignages déjà produits par ses reporters texte, photo et vidéo sur le terrain depuis deux semaines ».

« Je pense que je peux dire que les projections étaient plutôt organisées pour les 2 000 journalistes qui sont entrés en Israël après les attentats », a en outre fait valoir le directeur de l’information de l’AFP, Phil Chetwynd, également auditionné.

« L’après-midi du 7 octobre, il y avait des photographes et des vidéastes de l’AFP à Sdérot, dans le sud, qui ont filmé eux-mêmes des images atroces » envoyées aux clients de l’agence du monde entier, a-t-il rappelé.

Les deux dirigeants étaient entendus par la commission de la Culture, de la Communication et de l’Education du Sénat, après la mise en cause de l’AFP dans la presse et par des politiques.

« Si la plupart des critiques en France évoquent un biais propalestinien, certains n’ont pas hésité à faire de l’agence un vecteur de la montée de l’antisémitisme », a déclaré Fabrice Fries lors d’un propos lu en préambule.

« C’est d’autant plus grave et infamant que l’AFP est née en août 1944 à la Libération grâce à l’action d’une poignée de résistants, bientôt rejoints par des rescapés de la Shoah », a-t-il poursuivi.

« Ces accusations sont folles, elles ne sont pas que des propos de plateau de télévision puisqu’un élu de la République, un député, les a reprises à son compte », a ajouté M. Fries, reconduit fin 2022 pour un deuxième mandat.

Il visait le député Meyer Habib (apparenté LR), dont la circonscription des Français de l’étranger recouvre Israël. Ce dernier avait affirmé le 7 novembre sur le réseau social X que « l’antisémitisme » pouvait « parfois » se retrouver à l’Agence France-Presse.

Des propos que l’élu n’a « pas retirés » malgré une requête en ce sens de l’AFP, selon M. Fries. « Donc nous allons porter plainte », a-t-il annoncé.

Le PDG de l’AFP a de nouveau défendu la politique rédactionnelle de l’agence de ne pas reprendre à son compte, hors citations, le qualificatif de « terroriste », comme à la BBC. Ces dernières semaines, cette position lui a valu des critiques s’agissant du Hamas.

« Cette consigne (a) plus de 20 ans » et s’applique « à tous les mouvements, sans exception », a fait valoir M. Fries.

« On monte en épingle un sujet depuis des semaines », s’est-il agacé en fin d’audition. « A aucun moment on ne nie les atrocités du 7 octobre. Même lors des attentats de Charlie sur notre sol (…) le débat était tranché en ce sens, il n’y a pas eu de polémique », a-t-il insisté.

Au-delà des critiques externes, la couverture du conflit a suscité un vif débat à l’intérieur même de l’AFP, l’une des trois agences de presse mondiales avec AP et Reuters, des journalistes estimant que certaines décisions éditoriales pouvaient prêter le flanc à des accusations de partialité.

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