Covid : le test israélien par gargarisme sera essayé dans des aéroports d’Europe
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Covid : le test israélien par gargarisme sera essayé dans des aéroports d’Europe

Les inventeurs du test en libre-service ont signé un accord avec un géant de la sécurité aéroportuaire pour essayer la technologie sur le continent

Des voyageurs portant des masques de protection arrivent à l'aéroport international Ben Gurion, près de Tel-Aviv, le 27 février 2020. (Crédit : AP/Ariel Schalit)
Des voyageurs portant des masques de protection arrivent à l'aéroport international Ben Gurion, près de Tel-Aviv, le 27 février 2020. (Crédit : AP/Ariel Schalit)

Un nouveau test par gargarisme fabriqué en Israël pour détecter les coronavirus est en cours de déploiement dans les aéroports européens, après qu’une grande société de sécurité aérienne a fait le nécessaire pour le mettre en œuvre.

Un accord fraîchement entériné permettra de tester les gargarismes dans deux aéroports européens d’ici quelques jours ou semaines, alors que des programmes pilotes sont déjà en cours dans 12 hôpitaux internationaux, a indiqué au Times of Israel Eli Assoolin, qui a dirigé l’équipe de développement.

Le dispositif SpectraLIT, qui élimine le besoin de prélèvements et de traitement en laboratoire, fonctionne en libre-service, les passagers étant simplement invités à se gargariser avec 10 millilitres d’un bain de bouche spécial, puis à cracher dans un tube. « Cela ne s’avérera pas plus gênant que les vérifications d’empreintes digitales », assure M. Assoolin.

Les bornes en libre-service dans lesquelles Virusight Diagnostic et ICTS Europe prévoient d’intégrer le dispositif de test de dépistage salivaire du COVID-19 pour les aéroports. (Autorisation : ICTS Europe)

ICTS vient d’accepter d’essayer le SpectraLIT et a signé une lettre d’intention déclarant qu’il le déploiera au niveau international s’il s’avère efficace, une fois l’approbation réglementaire reçue.

« Nous pensons que notre solution sera la solution de facto pour les voyages aériens », indique M. Assoolin au Times of Israel, en précisant qu’il prévoit que des millions de ses tests seront réalisés dans les mois à venir.

Image d’illustration : Une femme se gargarise en utilisant du bain de bouche dans un verre. (Tharakorn ; iStock by Getty Images)

Il a déclaré qu’il s’attendait à voir l’outil de dépistage rapidement déployé dans deux aéroports européens, intégrée aux bornes en libre-service dont dispose déjà l’ICTS pour vérifier la température corporelle et imprimer les cartes d’embarquement.

« Une fois que l’appareil aura fait ses preuves dans un aéroport, nous pourrons – en un mois, formation et tout le reste compris – l’installer dans des dizaines d’aéroports », prévoit-il.

Oren Sapir, président et directeur général d’ICTS Europe, a commenté : « Alors que les restrictions de voyage sont progressivement levées, l’innovation et la technologie continueront à être au centre de la reprise de l’industrie, et nous sommes donc fiers et extrêmement heureux de nous associer à Virusight pour dévoiler SpectraLIT ».

De gauche à droite : Eli Assoolin, PDG de Newsight, le professeur Eli Schwartz du centre médical Sheba, et Eyal Yatskan, co-fondateur de Newsight, avec la machine pour tester les échantillons de gargarismes. (Autorisation de Newsight)

La technologie a été testée sur 400 personnes à Sheba, et a fait preuve d’une précision d’environ 95 %.

« Nous avons choisi Virusight en raison de son efficacité éprouvée en matière de diagnostic », a expliqué M. Sapir.

Les tests réguliers nécessitent des prélèvements dans le nez ou la gorge et des procédures en laboratoire qui prennent beaucoup de temps et qui sont effectuées par un personnel qualifié. SpectraLIT s’appuie sur l’intelligence artificielle pour interpréter la lecture d’un échantillon de gargarisme.

Il fait briller la lumière à travers l’échantillon et sur une puce spéciale. Une partie de la lumière est absorbée, et le reste est détecté par les capteurs. Ce processus est connu sous le nom de détermination de la signature spectrale de l’échantillon : la matière reflète différentes signatures lumineuses, selon sa composition.

La tour de contrôle de l’aéroport international Ben Gurion. (Crédit : Moshe Shai/Flash90)

Les outils d’intelligence artificielle ont permis aux développeurs de construire un modèle pour définir la marque du bain de bouche d’une personne positive pour un coronavirus, par opposition à ceux d’une personne non infectée.

Le Dr Eyal Zimlichman, directeur de l’innovation chez Sheba, a décrit le nouvel accord comme un « jalon important » pour Virusight et a déclaré « La santé numérique va transformer les soins de santé, et c’est un exemple de plus de l’utilisation de la technologie de l’intelligence artificielle pour atténuer le COVID-19 ».

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