Croix gammées à Paris : le coupable interné en psychiatrie
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Croix gammées à Paris : le coupable interné en psychiatrie

L'expertise a conclu à l'abolition du discernement du prévenu, un ressortissant géorgien né en 1989, interpellé après avoir dessiné en rouge les symboles nazis rue de Rivoli

Des croix gammées sur les arcades de la rue de Rivoli à Paris, le 11 octobre 2020. (Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
Des croix gammées sur les arcades de la rue de Rivoli à Paris, le 11 octobre 2020. (Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Un homme a été reconnu coupable mercredi par le tribunal correctionnel de Paris d’avoir tagué une vingtaine de croix gammées rue de Rivoli à Paris en octobre, mais a été déclaré irresponsable et hospitalisé en psychiatrie, a-t-on appris de sources concordantes.

Une expertise psychiatrique a conclu à l’abolition du discernement du prévenu, un ressortissant géorgien né en 1989. Le tribunal a ordonné son hospitalisation sous contrainte dans une unité psychiatrique.

Il avait été interpellé le 11 octobre au petit matin après avoir dessiné en rouge une vingtaine de croix gammées sur les colonnes des arcades de la rue de Rivoli, dans le centre de Paris.

Sa garde à vue avait été interrompue par un passage à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police afin de vérifier son état mental.

Son procès pour « refus de signalisation » et « dégradation de bien classé », initialement prévu le 14 octobre, avait été renvoyé. Le prévenu avait sollicité un délai pour préparer sa défense et il avait été placé en détention provisoire.

« Ce qui est problématique, c’est qu’on avait une première expertise qui a estimé qu’il était pénalement responsable. C’est une personne qui a des troubles psychiatriques, il n’aurait pas dû se retrouver en détention pendant plus d’un mois alors qu’il aurait eu besoin de soins », a regretté auprès de l’AFP l’avocate du prévenu, Véra Goguidze.

Le jeune homme avait étudié l’an dernier en France avant de rentrer en Géorgie. Il était revenu dans l’Hexagone une semaine avant les faits, selon son avocate.

Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait dénoncé d' »ignobles tags nazis en plein Paris » et dit « merci aux policiers pour (leur) réactivité ».

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