David Friedmann accuse les Palestiniens de « glorifier » le meurtre de Ben-Gal
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David Friedmann accuse les Palestiniens de « glorifier » le meurtre de Ben-Gal

L'ambassadeur américain avait offert une ambulance à l'implantation où vivait Itamar Ben-Gal, espérant qu'elle serait utilisée pour donner naissance à des bébés en bonne santé

L'ambassadeur américain en Israël David Friedman assiste à la réunion pour les relations israélo-américaines à la Knesset le 25 juillet 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)
L'ambassadeur américain en Israël David Friedman assiste à la réunion pour les relations israélo-américaines à la Knesset le 25 juillet 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)

L’ambassadeur des États-Unis en Israël a condamné lundi les dirigeants palestiniens, les accusant de faire l’éloge du tueur du rabbin Itamar Ben-Gal, qui a été poignardé à mort lors d’un attentat terroriste lundi à l’extérieur de l’implantation d’Ariel en Cisjordanie.

Sans préciser à qui il se référait, David Friedman a dénoncé sur Twitter, « les ‘dirigeants palestiniens’ (sic) ont glorifié le tueur ».

Après l’attaque au couteau, un porte-parole de l’organisation terroriste du Hamas, qui dirige la bande de Gaza, a salué l’attaque comme « une poursuite de la résistance à la déclaration de Trump à Jérusalem ».

Cela faisait référence à la reconnaissance par le président américain, le 6 décembre, de Jérusalem comme capitale d’Israël et à l’annonce que les États-Unis déplaceraient leur ambassade de Tel Aviv à Jérusalem.

Mardi, Friedman a écrit : « Il y a 20 ans, j’ai offert une ambulance à Har Bracha, espérant qu’elle serait utilisée pour mettre au monde des bébés en bonne santé. Au lieu de cela, un homme de Har Bracha vient d’être assassiné par un terroriste, laissant derrière lui une femme et quatre enfants. »

Ben-Gal, 29 ans, a été poignardé à trois reprises à la poitrine par son agresseur, identifié lundi par les forces de sécurité, Abed al-Karim Assi, un résident de Jaffa sur la côte centrale israélienne.

Abed al-Karim Assi, le terroriste qui a poignardé Itamar Ben-Gal à la jonction d’Ariel, le 5 février 2018 (publié avec autorisation)

Assi, qui est toujours en fuite, avait bénéficié d’une aide sociale, notamment auprès du foyer Shanti de Tel Aviv, pour les jeunes en difficulté.

Il a la citoyenneté israélienne, qu’il a utilisée pour passer des deux côtés de la Ligne verte. Son père vit à Naplouse et sa mère à Haïfa.

Plusieurs autres ambassadeurs en Israël se sont également exprimés sur Twitter pour condamner l’attaque, parmi lesquels Chris Cannan, d’Australie, qui a déclaré : « Une telle violence et une telle terreur ne peuvent être justifiées. Il a exprimé ses condoléances à la famille et aux proches de Ben-Gal. »

L’ambassadeur norvégien John Hanssen-Bauer a qualifié l’attaque de « sauvage » et a déclaré : « Rien ne justifie une telle violence et une telle terreur. Il faut que ça s’arrête. »

L’ambassadrice de France Helene Le Gal a qualifié le coup de poignard d’ « ignoble » et a déclaré : « Un tel acte odieux ne peut être que fermement condamné ».

Itamar Ben-Gal, qui a été tué dans une attaque à l’arme blanche en Cisjordanie, le 5 février 2018. (Courtesy)

L’ambassadrice du Canada, Deborah Lyons, a déclaré : « Les dirigeants doivent agir pour mettre fin à la violence et à la terreur ».

L’ambassadeur britannique en Israël, David Quarrey, a réagi en retweetant la condamnation de l’assassinat par le député du Parti conservateur Alistair Burt, qui a déclaré : « Il n’ y a jamais d’excuse pour la terreur. Mes pensées vont à la famille et aux amis de la victime. »

Ben-Gal est le deuxième Israélien à être tué dans une attaque terroriste en Cisjordanie en moins d’un mois. Le 9 janvier, le rabbin Raziel Shevach, 35 ans, a été tué par balle près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie.

À l’époque, Friedman, partisan de longue date des implantations israéliennes en Cisjordanie, s’en était pris également aux Palestiniens.

« Un père israélien de six enfants a été tué hier soir de sang-froid par des terroristes palestiniens », avait-il indiqué sur Twitter. Le Hamas fait l’éloge des tueurs et les lois de l’AP leur offriront des récompenses financières. Ne cherchez pas plus loin pourquoi il n’y a pas de paix. Nous prions pour la famille endeuillée de Shevach. »

Après une chasse à l’homme qui a duré près d’un mois, les troupes israéliennes ont abattu mardi matin Ahmad Nassar Jarrar, 22 ans, le chef présumé du groupe terroriste soupçonné d’être responsable de la mort de Shevach. Jarrar, qui était armé, a été tué lors d’une fusillade avec les soldats israéliens.

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