Décès du patriarche de l’église orthodoxe d’Erythrée
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Décès du patriarche de l’église orthodoxe d’Erythrée

L'Eglise orthodoxe, qui a des racines anciennes en Erythrée, est l'une des quatre religions autorisées dans le pays, avec le catholicisme romain, le protestantisme et l'islam

Abune Dioskoros (Crédit : Capture d’écran YouTube)
Abune Dioskoros (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Le chef de l’église orthodoxe d’Erythrée, le patriarche Abune Dioskoros, est décédé, a annoncé mardi le gouvernement.

Dioskoros avait été nommé en 2007 après la révocation et l’assignation à résidence de son prédécesseur, Abune Antonios, selon des groupes de défense des droits de l’homme.

« Le quatrième patriarche de l’église orthodoxe Tewahdo d’Erythrée, sa sainteté Abune Dioskoros, est décédé des suites d’une longue maladie, » a indiqué dans un communiqué le ministère de l’Information.

« Le patriarche avait été soigné en Erythrée ainsi qu’à l’étranger ces derniers mois », a-t-il précisé.

La religion est un sujet sensible en Erythrée, où le gouvernement tient à une unité nationale au sein des six millions d’habitants que compte le pays, officiellement également répartis entre musulmans et chrétiens.

L’Eglise orthodoxe, qui a des racines anciennes en Erythrée, est l’une des quatre religions autorisées dans le pays, avec le catholicisme romain, le protestantisme et l’islam.

Le précédent patriarche, Abune Antonios, aurait selon certaines sources critiqué les interférences de l’Etat dans les activités de l’Eglise, une accusation fermement démentie par les autorités. Ce dernier n’a pas fait d’apparition en public depuis qu’il a été démis de ses fonctions.

Signe de cette succession controversée, Antonios était toujours reconnu comme le chef légitime de l’église orthodoxe par le siège de l’église copte orthodoxe à Alexandrie, en Egypte.

L’Erythrée est contrôlée d’une main de fer par le président Issaias Afeworki depuis son indépendance de l’Ethiopie en 1993.

Le pays, un des pays les plus pauvres d’Afrique, figure systématiquement dans les derniers des classements internationaux en matière de libertés politiques, d’expression ou droits de l’homme fondamentaux. Arrestations arbitraires, torture et disparitions d’opposants politiques sont fréquemment rapportées.

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