Delphine Horvilleur en Israël pour présenter son dernier essai
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Delphine Horvilleur en Israël pour présenter son dernier essai

La femme rabbin participera à des rencontres à Tel Aviv et Haïfa les 5 et 6 mai prochains dans le cadre de la sortie de "Réflexions sur la question antisémite"

Le rabbin Delphine Horvilleur. (Crédit : autorisation de MJLF)
Le rabbin Delphine Horvilleur. (Crédit : autorisation de MJLF)

La femme rabbin Delphine Horvilleur sera présente en Israël le mois prochain dans le cadre de la sortie de son dernier ouvrage.

La première rencontre aura lieu à Tel Aviv le 5 mai, à 19h30, au centre Neve Schechter, 42 rue Aharon Chelouche, dans le quartier de Neve Tsedek. Au prix de 35 shekels (15 shekels pour les abonnés de la médiathèque), elle sera animée par Daniel Shek, diplomate israélien et ancien ambassadeur de France en Israël. (Réservations au 03-7968000.)

La seconde, en entrée libre, aura lieu le lendemain, le 6 mai, à 19h, à l’Institut français de Haïfa, situé au 6 rue Eliahou Hakim. La rabbin s’entretiendra cette fois avec Roselyne Déry, attachée pour le livre à l’ambassade de France en Israël. (Réservations au 04-831 23 33.)

Les deux rencontres seront en français et organisées à l’initiative de l’association Pax Medicalis.

Dans Réflexions sur la question antisémite – clin d’œil à Réflexions sur la question juive de Jean-Paul Sartre – publié aux Editions Grasset en janvier dernier, l’une des trois femmes rabbins en France explore comment la haine des Juifs peut être interprétée à partir des textes fondateurs et de la littérature rabbinique : « rivalité familiale », « combat de civilisation », « guerre des sexes »…

« L’antisémitisme, malheureusement est, et a toujours été, l’élément précurseur, presque le clignotant qui annonce que le système ou l’édifice tout entier est menacé ou en état d’échec ou de faillite », observe-t-elle.

Delphine Horvilleur, qui a d’abord fait des études de médecine à Jérusalem, puis de journalisme avant d’étudier le rabbinat aux Etats-Unis (ce n’est pas possible en France), « explore » ainsi également la façon dont la lecture rabbinique permet d’avertir « les nouvelles générations », pour qu’elles puissent y faire face. Les textes « nous disent : ce mal (l’antisémitisme, ndlr), va muter. N’imaginez pas que vous allez vous en débarrasser, mais soyez capable de voir dans quelles circonstances il surgit », et comment « se relever ».

En mars dernier, dans le cadre d’une rencontre avec des collégiens, la femme rabbin du Mouvement juif libéral de France, avait expliqué à un enfant que « la haine des Juifs avait presque toujours existé. Elle resurgit tout le temps dans des contextes différents, dans des discours différents, mais toujours dans des contextes où il y a de la peur. »

Dans le cadre des « Rencontres avec un auteur », l’Institut français d’Israël recevra Eric Vuillard, le 15 mai à 19 heures 30, mais aussi Ruby Namdar, François Xavier Fauvelle-Aymar du Collège de France, Rachel Darmon, Céline Nieszawer ou encore Rebecca Benhamou.

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