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Depuis Dimona, Netanyahu lance un sévère avertissement à l’Iran

"Quiconque nous menace s'expose au même risque", a déclaré le Premier ministre durant une cérémonie pour renommer le réacteur nucléaire d'après Shimon Peres

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu durant la cérémonie pour renommer le réacteur nucléaire de Dimona d'après l'ancien président Shimon Peres, le 29 août 2018. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu durant la cérémonie pour renommer le réacteur nucléaire de Dimona d'après l'ancien président Shimon Peres, le 29 août 2018. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Lançant un avertissement à l’Iran, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mercredi que tout pays qui menace de détruire Israël s’expose au même risque, et a réaffirmé la détermination d’Israël à agir contre l’enracinement militaire iranien en Syrie.

Netanyahu s’est exprimé durant une cérémonie au centre de recherche nucléaire de Dimona, qui a été renommé d’après l’ancien chef d’Etat israélien Shimon Peres, décédé en 2016.

« Shimon aspirait à la paix, mais il savait que la véritable paix ne peut être atteinte que si nos mains saisissent fermement des armes de défense », a déclaré Netanyahu sur le site top-secret.

Israël n’a jamais reconnu qu’il possédait des armes nucléaires, et au lieu de cela, maintient une politique « d’ambiguïté stratégique ». Les médias étrangers estiment que l’arsenal nucléaire d’Israël s’élève à plusieurs dizaines de centaines d’armes.

Peres, qui s’est rendu célèbre pour ses efforts à parvenir à la paix avec les Arabes et les Palestiniens, a joué un rôle majeur dans le développement de l’industrie militaire d’Israël et de la centrale nucléaire de Dimona, qui avait été initialement décrite comme une usine de textiles.

Shimon Peres et David Ben Gurion visitent le réacteur nucléaire de Dimona, dans le sud d’Israël. (Crédit : archives du ministère de la Défense)

Au regard de l’engagement de Peres envers la paix avec les Palestiniens et le monde arabe, Netanyahu a déclaré que la paix doit être conclue à partir d’une position de force.

« Au Moyen-Orient, et dans de nombreux pays du monde, il y a une vérité simple : il n’y a pas de place pour les faibles. Les faibles se désagrègent, sont égorgés et sont effacés de l’histoire pendant que les forts, pour le meilleur ou pour le pire, survivent », a-t-il dit.

« Les forts sont respectés, et on conclut des alliances avec les forts, et au final, on fait la paix avec les forts. »

Netanyahu a attribué cette force à la « normalisation » des relations entre Israël et « les principaux pays arabes », faisant apparemment référence aux liens naissants entre Israël et ces pays, notamment l’Arabie saoudite.

Bien qu’il a dit avoir espoir qu’Israël fasse la paix avec ses voisins, Netanyahu a souligné que l’Etat juif fait face à des menaces continues.

« Mais nos ennemis savent très bien de quoi Israël est capable. Ils connaissent notre politique. Quiconque tente de nous attaquer – nous les attaquons », a-t-il dit.

« Je ne lance pas des slogans. Je décris une politique persistante, claire et déterminée… soutenue par un niveau de préparation, des équipements et un déploiement approprié, et – le moment venu – des ordres appropriés », a ajouté Netanyahu.

Vue partielle de la centrale nucléaire de Dimona, dans le Néguev, au sud d’Israël, le 8 septembre 2002. (Crédit : Thomas Coex/AFP)

S’adressant à l’Iran, le Premier ministre a réaffirmé l’opposition d’Israël à toute présence militaire iranienne en Syrie, comparant les efforts d’Israël à cet effet à sa campagne pour faire annuler l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien.

Il a évoqué les effets des sanctions restaurées sur l’économie iranienne après la décision du président américain Donald Trump de quitter l’accord en mai et déclaré qu’Israël continuerait de travailler via les voies diplomatiques pour « faire pression sur régime extrémiste et dangereux » en Iran.

Il a déclaré que l’armée israélienne continuera à agir contre l’enracinement militaire en Syrie et a lancé un avertissement contre ceux qui appellent à l’éradication d’Israël, comme le fait la République islamique.

« Quiconque nous menace de destruction se met en danger, et quoi qu’il arrive, il ne parviendra pas à ses fins », a mis en garde Netanyahu.

Quelques heures plus tard, le ministre iranien des Affaires étrangères a taxé Netanyahu de « belliciste » pour avoir menacé l’Iran d' »extermination atomique ».

« L’Iran, un pays sans arme nucléaire, et menacé d’extermination atomique par un belliciste qui se tient près d’une véritable usine d’armes atomiques. Aucune honte dans son effronterie », a tweeté Javad Zarif.

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