Des autocars bloquent l’autoroute de Tel-Aviv, réclamant des aides
Rechercher

Des autocars bloquent l’autoroute de Tel-Aviv, réclamant des aides

Des dizaines de véhicules interrompent brièvement la circulation sur l'autoroute Ayalon, les compagnies demandant l'aide du gouvernement pour faire face à l'impact du confinement

Des compagnies d'autocar privées bloquent l'autoroute Ayalon à Tel Aviv, réclamant l'aide du gouvernement pendant l'épidémie de coronavirus, le 17 juin, 2020. (Capture écran/Twitter)
Des compagnies d'autocar privées bloquent l'autoroute Ayalon à Tel Aviv, réclamant l'aide du gouvernement pendant l'épidémie de coronavirus, le 17 juin, 2020. (Capture écran/Twitter)

Des dizaines d’autocars de sociétés de transport privé ont brièvement bloqué l’autoroute Ayalon à Tel-Aviv mercredi matin, provoquant d’importants embouteillages, en signe de protestation contre la gestion par le gouvernement de l’impact de l’épidémie de coronavirus sur leur secteur.

Les bus étaient parés de banderoles invitant la ministre des Transports Miri Regev à ne pas nous tourner le dos.

Les voies dans les deux directions sur l’artère principale ont été bloquées pendant l’heure de pointe près de la jonction avec Derech Hashalom, a rapporté la Douzième chaîne.

De nombreux secteurs d’activité tels que le tourisme, l’industrie et l’éducation ont été fermés au cours d’un confinement de deux mois qui a débuté à la mi-mars et qui visait à endiguer l’épidémie, mettant à mal l’activité des bus privés qui transporte normalement des touristes, des travailleurs et des étudiants.

Alors que le pays sort de l’état d’urgence, les compagnies de bus ont demandé au gouvernement d’utiliser leurs autocars pour combler le vide laissé par les ordonnances du ministère de la Santé qui ont réduit les services de transport public, notamment en fermant le trafic ferroviaire. En outre, l’autoroute Ayalon subit actuellement des travaux, et les sociétés d’autobus affirment qu’elles peuvent proposer des itinéraires alternatifs aux travailleurs qui font la navette.

Selon des informations, environ 30 000 personnes sont employées dans le secteur des transports privés et, jusqu’à présent, aucun accord n’a été conclu avec le gouvernement sur la manière d’aider celui-ci à surmonter la crise du virus.

Nissim Saroussi, président de l’Association des compagnies de transport israéliennes, a déclaré à la Douzième chaîne que « des dizaines de milliers de conducteurs sont encore chez eux, en souffrance, découragés et inquiets de ce que l’avenir leur réserve parce qu’ils ne peuvent pas gagner leur vie ».

« Les chauffeurs et les propriétaires des entreprises de transport s’effondrent, et au fil des jours, leur situation empire, et la ministre Miri Regev a la solution », a-t-il ajouté.

« Sauvez-nous, ne nous tournez pas le dos, et ne laissez pas les gens continuer à perdre leur gagne-pain », a-t-il lancé dans un appel direct à M. Regev, qui a quitté le ministère de la Culture et des Sports pour celui des Transports le mois dernier dans le cadre d’un accord de gouvernement d’unité.

La nouvelle ministre des Transports Miri Regev s’exprime depuis le ministère des Transports de Jérusalem, le 18 mai 2020 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un porte-parole du ministère des Transports a déclaré au Times of Israel que Miri Regev « fait tout ce qu’elle peut pour aider » à rouvrir les transports publics et à soutenir les compagnies de bus privées.

Cependant, les décisions sur ces questions sont prises par le cabinet spécial coronavirus, a-t-il dit, faisant référence à un groupe de ministres – dont Miri Regev – chargé de superviser la gestion de l’épidémie de virus par le gouvernement.

Des demandes d’aide similaires ont été formulées par d’autres secteurs qui affirment être exclus d’un plan de sauvetage de l’économie de 100 milliards de shekels (25,5 milliards d’euros) du gouvernement.

Au début de la semaine, des milliers de personnes du secteur des arts et de la culture ont manifesté devant le ministère des Finances à Jérusalem pour demander au gouvernement d’offrir une aide financière à leur industrie, dévastée.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...