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Des avions américains larguent davantage d’aide humanitaire à Gaza – CENTCOM

Plus de 36 000 repas ont été largués dans le nord de Gaza, "une zone aux besoins sont importants", selon l'armée US ; Biden dit tout fait pour accroître l'aide dans l'enclave

Une opération conjointe jordanienne, française, américaine et égyptienne de largage de colis d'aide dans le nord de la bande de Gaza, le 5 mars 2024. (Crédit : AFP)
Une opération conjointe jordanienne, française, américaine et égyptienne de largage de colis d'aide dans le nord de la bande de Gaza, le 5 mars 2024. (Crédit : AFP)

Des avions-cargos américains ont largué plus de 36 000 repas sur Gaza mardi lors d’une opération conjointe avec la Jordanie, a annoncé le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) au moment où la communauté internationale s’efforce à enrayer une crise humanitaire.

Il s’agit de la deuxième livraison d’aide de ce type menée par Washington depuis samedi, lorsque les États-Unis ont largué quelque 38 000 repas dans l’enclave palestinienne déchirée par la guerre.

Les largages effectués par les États-Unis entre autres visent à combler ce que les autorités considèrent comme une insuffisance de l’aide acheminée par voie terrestre à Gaza. Selon les Nations unies, une famine est « quasiment inévitable » à Gaza.

« Le Commandement central des États-Unis et la Force aérienne royale jordanienne ont procédé à un largage combiné d’aide humanitaire dans le nord de Gaza le 5 mars 2024 à 14h30 [heure de Gaza] afin de fournir une aide essentielle aux civils touchés par le conflit en cours », a déclaré le CENTCOM dans un communiqué.

« Nous continuons de planifier des missions de livraison d’aide », a poursuivi le CENTCOM, les habitants de Gaza étant confrontés à de graves pénuries de nourriture, d’eau et de médicaments.

Une porte-parole du Pentagone, Sabrina Singh, a déclaré lundi qu’entre 30 et 120 camions par jour avaient acheminé de l’aide à Gaza la semaine dernière.

Sur cette image obtenue par le Commandement central américain (CENTCOM), le personnel militaire chargeant de l’aide humanitaire dans des avions C-130 de l’armée de l’air américaine dans un lieu non divulgué, dans le cadre d’une opération conjointe américano-jordanienne, le 5 mars 2024. (Crédit : CENTCOM/AFP)

« C’est nettement insuffisant pour nourrir la population », a-t-elle déclaré, tout en précisant que les largages aériens étaient destinés à compléter et non à remplacer l’aide acheminée par voie terrestre.

Après le largage de samedi qui s’est concentré sur le sud de la bande de Gaza, le largage de mardi a visé le nord de la bande de Gaza, qui a été largement privé d’aide humanitaire alors qu’Israël cherche à empêcher une résurgence des activités du Hamas dans des zones qui étaient autrefois des bastions du groupe terroriste palestinien.

« Les C-130 américains ont largué plus de 36 800 équivalents repas américains et jordaniens dans le nord de la bande de Gaza, une zone où les besoins sont importants, ce qui a permis aux civils d’accéder à l’aide essentielle », a déclaré le CENTCOM, ajoutant que « nous continuons à planifier des missions de livraison d’aide ultérieures ».

Les États-Unis s’efforcent d’acheminer l’aide à Gaza par le plus grand nombre de canaux possible, a déclaré lundi le département d’État, qui a qualifié la situation de « tout simplement intolérable ».

Le porte-parole du département d’État, Matthew Miller, a déclaré lors d’une conférence de presse quotidienne que Washington était « optimiste » quant au potentiel d’un couloir d’aide maritime vers Gaza sur lequel il travaillait et que les largages aériens de l’armée américaine allaient également se poursuivre. « Notre objectif est clair : établir une stratégie d’aide globale comprenant des voies aériennes, terrestres et maritimes afin de maximiser le flux d’aide humanitaire à Gaza et de s’assurer que l’aide est distribuée à tous ceux qui en ont besoin dans la bande de Gaza », a déclaré Miller.

La Treizième chaîne a rapporté lundi soir que l’aide humanitaire entrerait à Gaza par la mer dans les prochains jours, pour la première fois depuis le début de la guerre, avec l’approbation d’Israël.

Les Émirats arabes unis financeront l’expédition de l’aide depuis Chypre, où l’aide sera soumise à l’inspection de fonctionnaires israéliens avant d’être acheminée vers la côte de Gaza.

L’objectif est que la cargaison arrive à Gaza avant le début du Ramadan, qui commence le 10 mars, selon la Treizième chaîne, qui cite des responsables israéliens anonymes.

Des colis d’aide largués au-dessus du nord de la bande de Gaza, le 5 mars 2024. (Crédit : AFP)

L’idée d’un corridor humanitaire maritime est évoquée depuis des années mais n’a jamais vu le jour en raison de la réticence d’Israël et des inquiétudes liées au fait que le port de Gaza n’est pas équipé pour recevoir de l’aide en masse.

Les États-Unis ont renouvelé leur demande de création d’un corridor humanitaire maritime à la suite de l’incident meurtrier de la semaine dernière, au cours duquel des dizaines de Palestiniens ont été tués en tentant de collecter de l’aide dans le nord de la bande de Gaza, qui a été en grande partie coupée de l’aide humanitaire.

« Nous explorons d’autres voies pour acheminer l’aide à Gaza, dont une voie maritime. À cette fin, nous étudions des options militaires et commerciales pour acheminer l’aide par voie maritime », a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC) de la Maison Blanche, John Kirby, lors d’un point de presse lundi.

« Il y a encore beaucoup de travail à faire à ce sujet pour l’étoffer. Nous allons également continuer à demander à Israël de faciliter l’acheminement de plus de camions et d’ouvrir davantage de routes afin que davantage d’aide puisse parvenir aux personnes dans le besoin et que le volume de l’aide augmente. »

« La voie maritime permet de transporter un plus grand volume en mer, mais elle nécessitera également une logistique plus lourde et des infrastructures […] et aura besoin du soutien des alliés et des partenaires », a-t-il ajouté.

Israël a également indiqué à de multiples reprises qu’il était en mesure d’accélérer l’acheminement de l’aide dans la bande de Gaza par les deux points de contrôle situés à la limite sud du territoire dont il a autorisé l’ouverture, et a pointé du doigt les Nations unies et d’autres organismes d’aide pour ne pas avoir distribué l’aide plus largement.

Israël, qui inspecte tous les camions entrant dans la bande de Gaza par les points de passage de Kerem Shalom et de Rafah, reproche aux Nations unies de ne pas acheminer l’aide assez rapidement après leur vérification, ce qui a entraîné une baisse générale des livraisons au cours du mois dernier.

L’ONU a affirmé qu’il était de plus en plus difficile de distribuer l’aide à l’intérieur de la bande de Gaza. Le flux d’aide en provenance d’Égypte s’est pratiquement tari au cours des deux dernières semaines, et l’effondrement de la sécurité a rendu de plus en plus difficile la distribution des denrées alimentaires qui parviennent à passer, selon les données et les responsables de l’ONU.

La crise humanitaire à Gaza a attiré une nouvelle fois l’attention de la communauté internationale lors de la bousculade meurtrière de la semaine dernière dans la ville de Gaza.

Les autorités sanitaires de Gaza, contrôlées par le Hamas, ont déclaré qu’au moins 115 Palestiniens ont été tués et des centaines d’autres blessés, attribuant ces décès aux tirs israéliens et parlant d’un massacre. Israël affirme que de nombreuses personnes ont été piétinées ou écrasées lors d’une bousculade pour accéder aux camions de nourriture et s’est engagé à enquêter.

L’acheminement de l’aide à Gaza a été un point de discorde dans cette guerre dévastatrice de cinq mois, déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre, lorsque des milliers de terroristes se sont déchaînés sur les communautés du sud d’Israël, tuant près de 1 200 personnes et en prenant 253 en otage.

Les États-Unis n’ont cessé de faire pression sur Israël pour qu’il augmente l’acheminement de l’aide depuis le début de la guerre, à la suite du massacre du 7 octobre.

Avant la guerre avec le Hamas, la bande de Gaza comptait sur 500 camions qui entraient chaque jour.

Israël a commencé à tester l’acheminement d’aide humanitaire à travers la frontière entre Israël et le nord de Gaza, a déclaré au Times of Israel un membre des autorités israéliennes. Jusqu’à présent, la totalité de l’aide était contrôlée au niveau de Kerem Shalom, à l’extrémité sud de Gaza, puis envoyée par le point de passage de Rafah, sous contrôle égyptien.

Faire entrer les camions en toute sécurité dans le nord de la bande de Gaza est une priorité pour Israël, a-t-il expliqué, et bien que le nombre de camions entrant dans la bande de Gaza depuis le sud ait atteint de nouveaux records cette semaine, la quasi-totalité ont été contrôlés avant d’arriver dans le nord.

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