Des dizaines d’arrestations en Cisjordanie
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Des dizaines d’arrestations en Cisjordanie

Douze Palestiniens sont accusés d'avoir jeté des cocktails Molotov et des pierres sur les forces de sécurité, 14 autres soupçonnés d'être impliqués dans des activités terroristes

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Un manifestant palestinien fait brûler un pneu durant des émeutes contre les forces de sécurité israélienne à Bethléem, en Cisjordanie, le 29 décembre 2017, après les prières du vendredi musulmanes (Crédit : AFP / Musa al Shaer)
Un manifestant palestinien fait brûler un pneu durant des émeutes contre les forces de sécurité israélienne à Bethléem, en Cisjordanie, le 29 décembre 2017, après les prières du vendredi musulmanes (Crédit : AFP / Musa al Shaer)

Les forces de sécurité ont arrêté 26 Palestiniens lors de raids en Cisjordanie dimanche soir et lundi matin.

Les 26 Palestiniens sont soupçonnés d’avoir participé à de violentes émeutes au cours des dernières semaines ou d’avoir participé à des activités liées au terrorisme, a indiqué l’armée israélienne dans un communiqué.

Douze émeutiers présumés sont soupçonnés d’avoir lancé des cocktails Molotov et des pierres sur des soldats israéliens lors de manifestations violentes qui ont éclaté après que le président américain Donald Trump a reconnu Jérusalem comme la capitale d’Israël, provoquant la colère des Palestiniens.

Quatorze autres Palestiniens ont été arrêtés parce qu’ils étaient soupçonnés d’être impliqués dans des activités terroristes non spécifiées visant les forces de sécurité et les civils israéliens. Les suspects ont tous été emmenés pour interrogatoire.

Un soldat de Tsahal a été légèrement blessé dimanche après avoir reçu une pierre lors d’affrontements qui ont éclaté lors d’un raid d’arrestation dans le sud de la Cisjordanie, a indiqué l’armée.

Le soldat a eu besoin de soins médicaux pour ses blessures.

Des soldats israéliens ripostent aux émeutiers palestiniens du camp de réfugiés d’Al-Fawwar, près de Hébron dans le sud de la Cisjordanie, le 31 décembre 2017. (Wisam Hashlamoun/Flash90)

Les forces israéliennes effectuent des raids nocturnes en Cisjordanie pour arrêter des suspects présumés impliqués dans des jets de pierres, des émeutes et ce qui est considéré comme une activité terroriste.

Les dernières semaines ont connu une augmentation de la violence suite à l’annonce par Trump le 6 décembre de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. Les dirigeants palestiniens ont appelé à des manifestations – « jour de la colère » – tous les vendredi, et à des manifestations hebdomadaires le long de la barrière à la frontière de Gaza et dans certains points sensibles de Cisjordanie.

Dans son allocution prononcée le 6 décembre à la Maison Blanche, Trump est passé outre les avertissements mondiaux et a insisté sur le fait que, après des échecs répétés pour parvenir à la paix, une nouvelle approche s’imposait, expliquant que sa décision de reconnaître Jérusalem comme le siège du gouvernement d’Israël était simplement basé sur la réalité.

La décision a été saluée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et par une grande partie des dirigeants politiques israéliens – à l’exception des partis arabes regroupés au sein de la Liste arabe unie.

Trump a souligné qu’il ne spécifiait pas les limites de la souveraineté israélienne dans la ville, et a appelé à ne pas changer le statu quo sur les Lieux saints de la ville.

Cependant, la décision de Trump a exaspéré les Palestiniens qui veulent que la partie orientale de la ville soit la capitale d’un futur Etat palestinien. Pour Israël, Jérusalem est sa capitale unifiée et indivisible.

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