Des informaticiens appellent au recompte des votes dans les États-pivots
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Des informaticiens appellent au recompte des votes dans les États-pivots

La candidaté démocrate a obtenu 7 % de votes en moins aux urnes électroniques par rapport aux urnes traditionnelles, des soupçons de piratage émergent

La candidate à l'investiture démocrate Hillary Clinton intervenant lors de la Convention du New Hampshire du parti démocrate au Centre Verizon Wireless de Manchester, le 19 septembre 2015. (Crédit : Scott Eisen/Getty Images/AFP)
La candidate à l'investiture démocrate Hillary Clinton intervenant lors de la Convention du New Hampshire du parti démocrate au Centre Verizon Wireless de Manchester, le 19 septembre 2015. (Crédit : Scott Eisen/Getty Images/AFP)

Des informaticiens encouragent l’équipe de campagne d’Hillary Clinton a demander une enquête sur les votes dans les « États-pivot » du Wisconsin, du Michigan, et de Pennsylvanie, parce qu’ils soupçonnent un piratage ou une modification.

Selon un article publié par le New York Magazine mardi, des universitaires ont découvert que dans le Wisconsin, Clinton a obtenu 7 % de votes en moins dans les comtés qui ont eu recours au urnes électroniques par rapport aux comtés utilisant des bulletins de votes papier et des scanners optiques. En se basant sur ces statistiques, Clinton a peut-être perdu 30 000 votes. Elle a perdu l’État du Wisconsin par 27 000 votes.

Les 16 votes du collège électoral de l’État du Michigan n’ont été attribués à aucun parti pour le moment, parce que le résultat était tellement serré. Pour renverser la victoire de Trump, Clinton devrait remporter le Michigan ainsi que 10 votes du collège électoral dans le Wisconsin, et 20 en Pennsylvanie.

Les calculs actuels attribuent 290 votes du collège électoral à Trump, contre 232 pour Clinton.

Jeudi, des scientifiques, parmi lesquels le directeur du Michigan University’s Center for Computer Security and Society, J. Alex Halderman ainsi que l’avocat spécialisé dans le droit de vote, ont alerté le directeur de campagne de Clinton, John Podesta et le conseiller général de la campagne, Marc Elias, de cette tendance ;

Bien que le groupe n’ait pas de preuves formelles d’un piratage, ils ont encouragé l’équipe de Clinton a mandater une enquête indépendante.

À l’heure actuelle plus de 140 000 personnes ont signé une pétition en ligne pour demander un audit des votes.

Vendredi sera la date limite pour remettre en question l’élection dans le Wisconsin, lundi en Pennsylvanie et mercredi dans le Michigan.

Un audit scientifique des machines de votes sera nécessaire, en plus d’un recompte des votes.

La campagne présidentielle de Clinton a été entachée par des fuites d’emails du parti démocrate, qui auraient été piratés par les agents du gouvernement russe afin de discréditer la candidate démocrate et d’aider Donald Trump.

Le FBI a accusé la Russie d’avoir piraté les comptes mails et d’avoir transféré les données obtenues à Wikileaks. Julian Assange, fondateur de Wikileaks a démenti ces faits. Mais aucun lien factuel n’a pu être établi entre la Russie et Trump.

Bernie Sanders pendant le débat PBS NewsHour des candidats démocrates à l'élection présidentielle à l'université du Wisconsin-Milwaukee, le 11 février 2016. (Crédit : Win McNamee/Getty Images)
Bernie Sanders pendant le débat PBS NewsHour des candidats démocrates à l’élection présidentielle à l’université du Wisconsin-Milwaukee, le 11 février 2016. (Crédit : Win McNamee/Getty Images)

Parallèlement, au moins six électeurs démocrates, principalement des partisans de l’ancien espoir présidentiel Bernie Sanders, ont annoncé qu’ils tenteraient d’empêcher Trump de remporter la majorité au collège électoral le 19 décembre et qu’ils persuaderaient d’autres de les suivre, selon Politico mardi. Les électeurs souhaitaient abolir le collège électoral, qui a élu les présidents américains pendants 228 ans.

Les rebelles envisagent de persuader les électeurs démocrates de s’opposer à Clinton et de rejoindre le parti républicain pour préparer le terrain pour un autre président de consensus, MittRomney ou John Kasich, par exemple.

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