Des juifs d’extrême gauche défendent le droit à critiquer Israël
Rechercher

Des juifs d’extrême gauche défendent le droit à critiquer Israël

Une déclaration commune, signée par 36 organisations, affirme qu'Israël "ne nous représente pas... lorsqu'il commet des crimes contre les Palestiniens"

Les militants de "IfNotNow" défilent pour exiger que le président élu de l'époque, Donald Trump, congédie Stephen Bannon, Philadelphie, le 22 novembre 2016. (Crédit : IfNotNow/via JTA)
Les militants de "IfNotNow" défilent pour exiger que le président élu de l'époque, Donald Trump, congédie Stephen Bannon, Philadelphie, le 22 novembre 2016. (Crédit : IfNotNow/via JTA)

Trente-six organisations juives d’extrême gauche du monde entier ont signé une déclaration condamnant l’amalgame entre antisémitisme et critique d’Israël.

« En tant qu’organisations de justice sociale [issues] du monde entier, nous écrivons cette lettre avec une inquiétude croissante concernant le ciblage des organisations qui soutiennent les droits des Palestiniens en général et le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), en particulier », lit-on dans le communiqué de mardi.

« Ces attaques prennent trop souvent la forme d’accusations cyniques et fausses d’antisémitisme qui confondent dangereusement le racisme anti-juif avec l’opposition aux politiques et au système d’occupation et d’apartheid d’Israël ».

Parmi les organisations implantées aux États-Unis qui ont signé la déclaration se trouvaient Jewish Voice for Peace, qui a initié le mouvement ; Jews for Palestinian Right of Return ; Jews of Color & Sephardi et Mizrahi Jews in Solidarity w/ Palestine ; et Jews Say No !

Des organisations juives d’Israël, des Pays-Bas, de Belgique, de France, de Nouvelle-Zélande, du Canada, d’Allemagne, d’Espagne, d’Afrique du Sud, d’Argentine et du Royaume-Uni ont également signé la lettre.

La lettre demande à leurs gouvernements respectifs de rejeter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale du souvenir de la Shoah [International Holocaust Remembrance Alliance], qui est formulée de manière à être facilement adoptée ou considérée par les gouvernements occidentaux comme assimilant intentionnellement les critiques légitimes d’Israël et la défense des droits des Palestiniens à de l’antisémitisme, tel un moyen de supprimer l’antisémitisme.

Les signataires soutiennent le BDS à différents niveaux, est-il indiqué dans le communiqué, dont certains ne prennent pas position.

« Israël ne nous représente pas et ne peut pas parler en notre nom quand il commet des crimes contre les Palestiniens et nie leurs droits reconnus par l’ONU », déclare la lettre.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...