Des militants de droite provoquent les habitants de Khan al-Ahmar
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Des militants de droite provoquent les habitants de Khan al-Ahmar

Des résidents de Khan al-Ahmar et des activistes palestiniens ont organisé la prière du vendredi dans le hameau bédouin à quelques jours de sa destruction prévue

Des activistes israéliens de droite en tee-shirt bleu échange des cris avec des activistes palestiniens et les résidents locaux dans un tunnel passant sous la Route 1 à proximité du village bédouin de Khan al-Ahmar, en Cisjordanie, le 7 septembre 2018 (Capture d'écran : Twitter)
Des activistes israéliens de droite en tee-shirt bleu échange des cris avec des activistes palestiniens et les résidents locaux dans un tunnel passant sous la Route 1 à proximité du village bédouin de Khan al-Ahmar, en Cisjordanie, le 7 septembre 2018 (Capture d'écran : Twitter)

Des activistes de droite ont affronté vendredi des résidents bédouins de Khan al-Ahmar, à proximité du village de Cisjordanie, qui devrait être détruit dès mercredi.

Les activistes, partiellement issus de l’organisation Im Tirtzu, se trouvaient sur le site pour participer à une conférence, a fait savoir le groupe à la chaîne publique Kan.

Dans une séquence filmée par des Bédouins locaux et des activistes palestiniens, les résidents du village sont vus en train d’échanger des cris furieux avec les Israéliens dans un tunnel situé en dessous de la Route 1 qui mène au village délabré.

Des agents de police sont rapidement intervenus et ils ont séparé les deux groupes, menant les activistes israéliens hors de la zone.

Dans une vidéo partagée sur Twitter par un journaliste de Kan, un militant d’Im Tirtzu hurle à un Palestinien qui filme la scène : « C’est drôle en Israël ? C’est drôle ? Il y a des routes ! »

Il n’y a pas eu d’informations portant sur des violences lors de cette rencontre tendue.

Vendredi en début de matinée, des activistes palestiniens de toute la Cisjordanie ont organisé des prières avec les locaux qui ont été diffusées à la télévision palestinienne.

Les activistes ont alors marché vers les faubourgs du village où ce dernier rencontre la Route 1, brandissant des drapeaux palestiniens et chantant.

Ces manifestations ont lieu quarante-huit heures après que la Haute cour de justice a donné son accord final au plan gouvernemental de destruction du village, qui avait été édifié sans permis de construire. Le gouvernement s’est engagé à donner en échange des parcelles alternatives de terrain à proximité d’Abus Dis, à Jérusalem-Est.

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